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Scheer ouvre la porte à un conseil des ministres paritaire

Émilie Bergeron | Agence QMI

Le chef conservateur Andrew Scheer s’est montré ouvert à former un conseil des ministres paritaire s’il est porté au pouvoir lundi.

«Peut-être qu’on va même avoir plus de 50% de femmes dépendant des résultats de l’élection», a-t-il dit jeudi au cours d’un arrêt de campagne à Brampton, en Ontario.

M. Scheer ne s’est toutefois pas engagé fermement à présenter un gouvernement paritaire, se contentant de dire que ses choix seraient guidés par la compétence.

«On va s’assurer que nos ministres soient expérimentés et qu’ils aient la capacité et l’expérience pour exercer leurs fonctions», a-t-il ajouté.

M. Scheer a par ailleurs défendu son idée selon laquelle il devrait pouvoir former le prochain gouvernement si son parti obtient le plus grand nombre de sièges fédéraux sans toutefois cumuler les 170 nécessaires pour avoir une majorité.

«La convention dans notre histoire politique moderne est que le parti avec le plus grand nombre de sièges peut former le gouvernement», a-t-il soutenu, réitérant ainsi des propos tenus mercredi soir sur les ondes de CTV.

La tradition parlementaire veut toutefois que, dans un scénario de gouvernement minoritaire, la chance de tenter de former un gouvernement et de rassembler la confiance des élus de la Chambre des communes revienne d’abord au premier ministre sortant.

Or, M. Scheer soutient qu’il devrait avoir préséance sur le chef libéral Justin Trudeau advenant que le Parti conservateur soit le parti qui ressorte de l’élection du 21 octobre avec le plus grand nombre de sièges.

«L’autre chose qui est claire est qu’un premier ministre qui sort d’une élection avec moins de sièges qu’un autre parti démissionne», a fait valoir le chef conservateur.

Un gouvernement minoritaire a peu de chances de survie s’il ne forme pas de coalition avec les autres partis. Or, M. Scheer répète depuis plusieurs jours qu’il sollicite un mandat majoritaire et qu’il n’a pas l’intention de faire équipe avec des députés des autres partis, comme ceux du Bloc québécois, par exemple.

Selon les plus récents sondages, il est très probable que le prochain gouvernement fédéral soit minoritaire. Les libéraux et conservateurs sont au coude-à-coude et une récente remontée dans les intentions de vote du Bloc et du Nouveau Parti démocratique (NPD) vient brouiller les cartes encore davantage.

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