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Un présumé fraudeur de cellulaires devant la justice à Sherbrooke

Jasmin Dumas | TVA Nouvelles

Capture d'écran

Des dizaines d'Estriens auraient été floués par un vendeur de cellulaires qui est accusé d'avoir engagé des clients dans un contrat de service sans leur consentement.

L’accusé aurait même intercepté les appareils neufs pour les vendre sur le marché noir.

Un ex-employé d'une boutique de cellulaires de la rue King Est, à Sherbrooke, est ainsi accusé d'avoir fraudé son employeur, Bravad Technologie, et plus d'une vingtaine de clients.

On reproche à Jacob Deschênes, 29 ans, de Magog, d'avoir profité de la fin des ententes de service avec des dizaines de clients pour les réengager dans un nouveau contrat à leur insu. Ces contrats comprenaient un appareil neuf à zéro dollar, appareil que l'accusé vendait ensuite sur le marché noir à son propre profit.

Ce cas de fraude allégué rappelle l'importance d'être vigilant et de toujours vérifier ses factures, a dit jeudi l'Association coopérative d'économie familiale de l'Estrie (ACEF).

«C'est aussi important de se mettre une note dans notre agenda pour se souvenir de la fin des contrats qu'on signe, parce que la vie va vite et on a tendance à oublier», a suggéré la coordonnatrice de l'organisme, Sylvie Bonin.

Aussi, à la fin de toute entente de service avec un fournisseur, les consommateurs peuvent conserver l'appareil et payer seulement pour l'utilisation du réseau. Mais c'est la responsabilité du client d'appeler la compagnie pour faire réduire le montant de la facture.

Autre stratagème qu'aurait utilisé le présumé fraudeur: il aurait fait payer des clients en argent comptant, leur faisant miroiter des rabais inexistants et il conservait l'argent. «Quand on paye en argent, il faut toujours demander un reçu, a ajouté Mme Bonin. Aussi, quand un marchand vous demande de payer en argent, posez-vous des questions.»

En plus de faire face à deux accusations criminelles, Jacob Deschênes est poursuivi au civil par son ex-employeur qui lui réclame un peu moins de 35 000 $. L'accusé reviendra en cour le 30 octobre prochain.