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Une bonne nouvelle pour les recycleurs de textiles

TVA Nouvelles

L’annonce de la Ville de Montréal qui interdira aux commerçants de jeter des vêtements invendus est une bonne nouvelle pour les organismes à but non lucratif, et plus particulièrement pour Certex, située à Saint-Hubert.

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Montréal interdira aux commerces de jeter leurs vêtements invendus

À cet endroit, on y fait travailler 130 personnes ayant des limitations fonctionnelles, psychologiques ou physiques, mais surtout on y effectue un tri des textiles et des vêtements de qualité.

Quelque 50 % des 6000 tonnes de vêtements qui y sont reçus sont revendus ou exportés.

«C’est bon en général pour les vendre dans les friperies au Québec qui vont prendre seulement des articles avec peu d’usure, peut-être griffés et un peu plus modernes», explique Gilles Cossette, vice-président exploitation chez Certex.

Certains commerçants refusent de voir leur stock être écoulé sur le marché local et exigent qu’il soit envoyé à l’international. C’est donc ce que fait Certex depuis plusieurs années en acheminant des textiles, chaussures, valises et sacs à main principalement en Afrique ainsi que dans les pays de l’Europe de l’Est et même, en Afghanistan.

En procédant de cette manière, les détaillants peuvent récupérer leur frais d’importation, un incitatif non négligeable.

D’autres commerçants, fabricants locaux offrent leurs invendus gracieusement à l’organisation.

Fait inusité, 30 % des vêtements traités par Certex sont envoyés dans une cimenterie de la région pour être utilisés comme combustible à la place du charbon.

«Faire ça, c’est mieux que de l’envoyer à l’enfouissement. Ces matières-là malheureusement rendent un dernier service en servant à des fins énergétiques.»

Finalement, 10 % des items récupérés servent à faire de la guenille et 10% sont irrécupérables, donc malheureusement envoyés à l’enfouissement.

Certex fait également affaire avec des détaillants et des grandes bannières pour prendre en charge les invendus, et veut ouvrir cette voie afin de mieux récupérer les textiles au Québec.