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De nouveaux indices pour élucider un meurtre grâce à «J.E»?

TVA Nouvelles

Près de 20 ans ont passé sans que le meurtre de Lucie Castonguay, retrouvée sans vie chez elle à Saint-Fabien-de-Panet, près de Montmagny, soit élucidé. «.J.E», qui s’est replongé dans ce «cold case», pourrait-elle aider à dénouer l’enquête?

«Depuis que l’émission a été diffusée, le téléphone a sonné», révèle Jean-François Brochu, qui a dirigé à l’époque en 1999 l’enquête à la Division des crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ), une des premières de sa carrière.

«Les enquêteurs aux crimes non résolus rencontreront-ils quelqu’un qui amènera des faits nouveaux, de nouveaux éléments de preuves? Ça peut changer la donne», avance M. Brochu.

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Son ex-mari arrêté

Lucie Castonguay vivait un divorce difficile avec le père de ses fils de 17 et 20 ans. Quelques mois après le crime, son ex-époux avait été arrêté puis interrogé longuement par la SQ. Marc Mercier a été relâché et aucune accusation n'a été portée contre lui.

«Les policiers n'ont pas de preuve que mon père était à Saint-Fabien au moment où le crime pourrait avoir été commis. Mais, on pense toujours qu'il détient des informations pertinentes qui pourraient faire avancer l'enquête. On n’a plus de relation avec lui depuis que je lui ai demandé de passer le détecteur de mensonges», a raconté à «J.E», Emanuel  Mercier, fils de la victime.

Jean-François Brochu explique qu’il serait difficile d’interroger à nouveau l’ex-mari de Lucie Castonguay, innocent jusqu’à preuve du contraire, sans nouvelles informations pertinentes liées au crime, mais qu’il y a d’autres moyens de relancer l’enquête.

«Même 20 ans plus tard, avec la science qui ne cesse d’évoluer, il est possilble que des accusations puissent être portées même sans des aveux (d’un suspect», appuie l’expert en enquêtes policières maintenant à la retraite.

Plus d'un suspect impliqué?

Lucie Castonguay a été vue pour la dernière fois le mardi 14 décembre 1999 dans un rassemblement religieux à Saint-Damien-de-Buckland à 45 minutes de sa résidence. «Elle a quitté un peu avant 21h, en disant qu'elle devait rencontrer quelqu'un pour un emploi. Cette information n'a jamais pu être validée», explique Arold Bernatchez, l'ancien enquêteur au dossier.

Cette personne l’aurait-elle entraîné dans un guet-apens? Plus d’une personne peut-elle être impliquée dans le meurtre de cette mère de famille sans histoire? «Cette question m’a trotté dans la tête», laisse tomber M. Brochu.

Depuis la diffusion de «J.E», hier soir à TVA,  peut-être que quelqu’un qui avait vu ou entendu quelque chose, il y a 20 ans, et qui croyait que ce n’était pas important s’est manifesté ou va le faire.

«Il y a toujours de l’espoir. Même quelqu’un qui avait été rencontré et que le contact ne s’était pas fait avec les policiers, la personne ne voulait pas se mêler de ça. La personne se dit: "J’aurais peut-être dû dire si ou ça en ayant pris de la maturité ou du recul". Il y a toujours de l’espoir. Il n’y a pas de prescription (pour accuser quelqu’un de meurtre)», espère Jean-François Brochu.

Si vous avez des informations qui pourraient faire avancer l'unité des crimes non résolus, contactez le 1 800 659-4264.

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