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Débat du vendredi: Quel chef défendra le mieux les intérêts des Canadiens?

TVA Nouvelles

Devant une situation urgente durant laquelle un premier ministre devrait prendre la défense des Canadiens, quel chef répondrait le mieux à la crise ? Cette question a été soulevée lors du dernier débat du vendredi de la campagne sur le plateau de Mario Dumont.

Chaque vendredi, cinq candidats provenant de cinq partis différents – François-Philippe Champagne (PLC), Gérard Deltell (PCC), Alexandre Boulerice (NPD), Stéphane Bergeron (BQ) et Pierre Nantel (PV) – se sont affrontés dans un débat portant sur différents thèmes chauds de la campagne électorale fédérale.

Le candidat libéral François-Philippe Champagne a souligné le travail réalisé par le gouvernement Trudeau lors de la renégociation de l’ALENA. Il assure que son parti a défendu les droits des Canadiens.

«Les Québécois l’ont compris. Deux partis peuvent gouverner. C’est mathématique, a dit M. Champagne. Dans l’opposition, on pose des questions durant la période des questions. Au gouvernement, on gouverne. Ils ont un choix entre un premier ministre progressiste ou un qui veut mettre l’austérité de l’avant dès le 22 octobre.»

Pour sa part, Gérard Deltell a mis en valeur l’équipe des conservateurs.

«On remarque la force d’un chef quand il est capable de s’entourer de gens très forts et parfois même plus forts que lui, a-t-il dit. Notre chef a attiré à travers tout le Québec des gens de haute qualité, des gens qui joueront un rôle majeur dans le prochain gouvernement Scheer. C’est une équipe de rêve qu’Andrew Scheer et Alain Rayes ont constituée.»

«Jagmeet Singh a démontré qu’il était capable de passer à travers des épreuves, a affirmé le candidat néo-démocrate Alexandre Boulerice. C’est quelqu’un de déterminé. Il ne l’a pas toujours eu facile dans la vie, mais a toujours été capable de se tenir debout.»

Des rivaux de M. Champagne ont également critiqué les réalisations libérales des quatre dernières années, notamment en ce qui concerne la gestion de l’offre. M. Boulerice a aussi montré du doigt l’accord conclu entre le gouvernement fédéral et Netflix.

«On s’est un peu écrasé devant les Américains pour nos producteurs agricoles, a répliqué le candidat bloquiste Stéphane Bergeron. Pendant toute la période durant laquelle le Bloc québécois a joué un rôle important à la Chambre des communes, on a négocié des dizaines d’accords commerciaux. À aucun moment, on n’avait remis en question la gestion de l’offre.»

Le candidat du Parti vert, Pierre Nantel, a pour sa part mis l’emphase sur l’importance de rassembler et de réunir tout le monde à la même table.

«Ce n’est pas ce que les libéraux ont fait sur le climat. Ce n’est pas ce qu’ils ont fait pour les médias. Ils ont constamment eu cette attitude et rappelé qu’il faut être au pouvoir. Les libéraux ont besoin de tout le monde au parlement», a-t-il critiqué de vive voix.

Voyez l’extrait du débat dans la vidéo ci-dessus.