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Il manque 20 000 travailleurs de la construction au Québec

Diane Tremblay | Le Journal de Montréal

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Le salon annuel de l’emploi et de la formation dédié exclusivement à l’industrie de la construction a ouvert ses portes vendredi matin au Complexe Capitale Hélicoptère, à Québec.

Pour cette première édition, l’Association de la construction du Québec (ACQ) – région de Québec veut faire découvrir au grand public l’ensemble des métiers et des professions offerts dans l’industrie.

On sait que ce secteur est fortement touché par la pénurie de main-d’œuvre au Québec. On estime qu’il manquera 20 000 travailleurs par année dans la province pour répondre à la demande.

«Vous avez compris que la pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie de la construction est un enjeu préoccupant pour nous. Québec vit cette pénurie au quotidien. Notre ville est en pleine effervescence. Nous avons actuellement plusieurs grands chantiers en cours qui nécessitent beaucoup de travailleurs. Je pense entre autres au Centre de glaces qui est présentement en construction à Sainte-Foy ou, dans mon district, la bibliothèque Gabrielle-Roy qui subira des rénovations de près 40 M$», a souligné Pierre-Luc Lachance, conseiller municipal à la Ville de Québec.

«Sur le plan résidentiel, il y a aussi beaucoup de mouvements. Près de 1000 nouvelles habitations étaient en construction en septembre. C’est beaucoup de boulot et ça prend des travailleurs pour les effectuer», a-t-il ajouté.

Nombre record d’heures travaillés

Selon Guillaume Houle, responsable des affaires publiques à l’ACQ, l’industrie roule déjà à fond de train actuellement.

«En 2019, on prévoit un nombre record d’heures travaillées dans l’industrie. On s’attend à environ 180 millions d’heures travaillées, si la tendance se maintient. La dernière année record était en 2012 avec 165 millions d’heures», a affirmé M. Houle.

Selon les analyses effectuées, le nombre d’heures travaillées au cours des prochaines années ne baissera pas en bas de 168 millions d’heures, même en tenant compte du ralentissement anticipé de l’économie.

«Dans le secteur institutionnel et commercial, les investissements sont au rendez-vous», a-t-il dit.

Les métiers où l'on remarque les plus grands besoins, en termes de nombre de travailleurs, sont les briqueteurs-maçons, les peintres, les tuyauteurs, les opérateurs de pelles, les électriciens et les opérateurs d'équipement lourd.

Le salon

Au cours de l’opération charme, qui a débuté vendredi pour faire connaître les métiers de la construction, près d’une centaine d’employeurs sont présents, ce qui va au-delà des attentes de Véronique Mercier, directrice générale de l’ACQ -région de Québec, pour une première édition.

Près de 1000 étudiants des centres de formation professionnelle sont attendus tout au cours de la journée de vendredi pour visiter les différents kiosques. La journée de samedi sera davantage consacrée au grand public.