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La fillette martyre de Granby aurait eu 8 ans

Véronique Morin | Agence QMI

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Joël Lemay / Agence QMI

La fillette de Granby, dont l’histoire a ému le Québec après être décédée tragiquement à la suite de mauvais traitements, aurait eu 8 ans le 17 octobre.

«C'est un triste anniversaire parce que c'est une petite fille qui aurait pu être protégée et qui a été délaissée par un système entier», a déploré Me Valérie Assouline, l’avocate de la mère de la fillette décédée le 30 avril dernier.

Au lendemain de ce triste anniversaire, et à quelques jours du début de la Commission Laurent, Me Valérie Assouline veut s’assurer qu’on n’oublie pas la jeune fille.

 

«Il faut que la mémoire de cette fillette ne soit jamais oubliée parce qu'aujourd'hui elle représente un symbole de ces enfants maltraités», a-t-elle dit à Dutrizac sur QUB radio.

L'avocate a l'intention de témoigner à la Commission Laurent, mise sur pied à la suite du décès de la fillette et chargée de faire la lumière sur la maltraitance des enfants, «pour dire qu'il faut que les choses changent maintenant.»

Elle ne comprend pas que rien n'ait changé depuis la mort de la fillette.

«Comment ça se fait que le bateau n'ait pas changé de direction depuis la mort de cette fillette», a lancé Me Assouline, qui estime que les abus des intervenants continuent et qu'un millier d'enfants sont présentement victimes d'abus au Québec en raison d'un système défaillant.

«C'est un triste anniversaire pour sa mère aussi qui se retrouve avec un vide d'avoir perdu sa fille ainée. Elle ne pourra plus jamais entendre sa voix. C'est une mère qui va vivre avec un sentiment d'impuissance tout le restant de ses jours parce qu'elle a vu sa fille mourir à petit feu et elle n'a jamais pu la protéger, se faire entendre par la DPJ, malgré les nombreux appels à l'aide», a raconté Me Assouline, qui rappelle que la mère biologique de la fillette a été mise à l'écart dès la naissance de l'enfant.

«Elle était jeune et elle aurait eu besoin de soutien», a expliqué l'avocate en parlant de la mère de la fillette.

Me Valérie Assouline a l'intention d'intenter une poursuite au civil au nom de la mère contre les institutions qui ont failli à protéger la fillette.

Quant à la Commission Laurent, elle commence le 22 octobre.

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