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Le PCC a collaboré à une campagne de destruction contre Maxime Bernier

Agence QMI

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Le Parti conservateur a travaillé de pair avec la firme de l’ex-conseiller libéral Warren Kinsella pour «traquer et détruire» le Parti populaire de Maxime Bernier.

C’est ce qu’a rapporté le «Globe and Mail» vendredi soir sur la foi de documents internes de l'entreprise de consultants de M. Kinsella, le Groupe Daisy.

Cette firme, selon le journal torontois, a ainsi collaboré à une campagne visant à donner du fil à retorde au député sortant de le Beauce et ex-conservateur Maxime Bernier.

«Les objectifs de cette campagne de cellule de guerre («war room » en anglais) du Groupe Daisy seront de placer Bernier et le PPC [Parti populaire du Canada] sur la défensive», peut-on lire dans les documents obtenus par le «Globe».

Le but visé par cette campagne intitulée «Projet Cactus» était aussi d’empêcher le chef du PPC de participer aux débats des chefs. Ce dernier a finalement pris part aux deux débats de la Commission des débats des chefs diffusées sur les ondes de CBC et Radio-Canada.

L’identité du client du Groupe Daisy n’est pas spécifiée dans les documents, mais une source anonyme a indiqué au quotidien torontois qu’il s’agissait du Parti conservateur du Canada (PCC).

M. Kinsella a déjà admis avoir travaillé brièvement pour le Parti vert du Canada au courant de l’année. Il n’a toutefois pas voulu dire au «Globe and Mail» si tel avait été le cas pour le PCC.

La campagne, qui s’articulait surtout sur des critiques lancées en ligne contre M. Bernier et ses sympathisants, s’est vraisemblablement déroulée avant que de nouvelles règles d’Élections Canada entrent en vigueur.

Depuis le 30 juin, les tierces parties sont tenues de divulguer des informations sur leurs activités politiques.

La possibilité que le Groupe Daisy doive fournir des informations est d’ailleurs évoquée dans les documents obtenus par le «Globe».

«Daisy va créer un organisme indépendant qui ne pourra être relié au client ou quelconque organisation participante», serait-il écrit.

En entrevue avec le quotidien torontois, Warren Kinsella a refusé de fournir des détails sur le «Projet Cactus».

«Ce que je peux dire, de façon générale, c’est que le Groupe Daisy a été impliqué dans des campagnes de lutte au racisme pendant des années [...] mais nous ne parlons pas de nos clients», s'est-il contenté de dire.