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Une opération pour arrêter le fils d'El «Chapo» tourne mal

Agence France-Presse

Les autorités mexicaines de sécurité ont confirmé vendredi avoir renoncé à arrêter le fils du baron de la drogue Joaquin El «Chapo» Guzman au cours d'une «opération mal préparée».

«Cette opération a été mal préparée», a déclaré le ministre mexicain de la Défense, Luis Crescencui Sandoval, pendant une conférence de presse à Culiacan, la capitale de l'État de Sinaloa, le bastion d'El «Chapo», soulignant qu'il avait été décidé de ne pas arrêter Ovidio Guzman Lopez.

«Nos hommes sur place ont agi de manière précipitée, n'ont pas attendu l'ordre de perquisitionner et ont commencé à essuyer des coups de feu», a précisé M. Sandoval.

«Ils ont improvisé, sans mesurer les conséquences de leur action dans l'espoir d'obtenir un résultat positif», a-t-il ajouté.

Au cours de la même conférence de presse, le secrétaire d'État à la Sécurité Alfonso Durazno a pour sa part que souligné que «les renseignements que détenaient les forces de sécurité étaient erronés».

Il a précisé que celles-ci n'avaient «pas reçu à temps le mandat de perquisition» et ont «reçu l'ordre de se replier hors de l'immeuble» où se trouvait Ovidio Guzman.

Jeudi soir, les autorités mexicaines avaient annoncé avoir arrêté Ovidio Guzman pendant de violents affrontements avec des groupes armés à Culiacan, le fief de Joaquin El «Chapo» Guzman, emprisonné aux États-Unis.

Des tirs nourris ainsi que des explosions de véhicules avaient retenti en plein après-midi dans les rues de cette ville de 750 000 habitants, forçant la population à se terrer chez elle, selon un correspondant de l'AFP.