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Victime d’aliénation parentale, un garçon de dix ans demande d’être placé à la DPJ

Véronique Racine | Agence QMI

L’aliénation parentale a poussé un petit garçon de dix ans à demander d’être placé à la DPJ, tant la situation devenait toxique et ingérable pour lui.

«J’ai un cas de petit gars de dix ans, c’est lui-même qui a demandé d’être placé à la DPJ, lui-même. Le juge n’avait jamais vu ça. Être placé en milieu neutre tellement qu’il ressent la pression», a mentionné Me Sophie Bérubé, avocate spécialisée en médiation, lors de son passage à l’émission «Les Effrontées», à QUB radio, vendredi.

 

Invitée par l’animatrice Geneviève Pettersen, afin de parler de l’aliénation parentale, Me Bérubé a expliqué qu’il ne faut pas hésiter à intervenir «quand l’affection de l’enfant diminue pour l’autre parent».

«Là où ça devient problématique, surtout, c’est quand l’affection de l’enfant diminue pour l’autre parent. Là, on sait qu’il y a déjà une problématique, quand l’autre parent il sait pertinemment que l’autre parent n’est pas dangereux pour l’enfant, mais se met à faire un portrait pas rassurant pour l’enfant, qui va faire croire à tout le monde autour, que la sécurité de l’enfant est compromise», a-t-elle lancé.

Elle a également donné comme exemple les enfants qui doivent prendre les décisions à la place des parents.

«Il y a des enfants qui sont parentalisés. Ça vire que ‘’tu n’es pas obligé d’aller chez ton père c’est comme tu veux’’. Demander à un enfant de treize ans, quatorze ans de prendre des décisions que toi comme parent, tu n’es pas capable d’organiser avec d’autres parents», a laissé tomber l’avocate spécialisée en médiation.

Elle a aussi annoncé qu’il y a une nouvelle trousse, sur le site internet de l’organisme Carrefour Aliénation Parentale, mise à la disposition des parents, des intervenants et des avocats qui désirent bien représenter leurs clients dans ce type de conflit.