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Antoine L’Écuyer: «Ma carrière est un gros "adon"»

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

SÉBASTIEN ST-JEAN / AGENCE QMI

À l’affiche de «Vivre à 100 milles à l’heure» de Louis Bélanger, le comédien de 22 ans Antoine L'Écuyer revient sur les moments marquants de sa jeune carrière...

Antoine, quel est votre premier souvenir d'une salle de cinéma?

Je n’ai pas été au cinéma avant longtemps. Mon premier souvenir est celui des «101 dalmatiens», j’avais six ans. Ce n’est pas un film qui m’a marqué, je crois que je comprenais à peine ce qui se passait. Pour moi, c’était vraiment des animaux et des humains qui bougeaient à l’écran.

Et votre premier film marquant?

Ma mère m’a fait écouter «La vie est belle» [de Roberto Benigni, NDLR]. J’avais 8 ou 9 ans. C’est l’un des premiers films dont je me souviens d’avoir suivi l’histoire. J’ai appris l’existence de l’Holocauste, j’ai vu jusqu’où l’humain pouvait aller. J’étais plus proche, en âge, du petit garçon dans le film plutôt que le père... c’était particulier.

Un film qui vous a traumatisé, enfant?

C’est un classique et ce n’est pas original, il s’agit du «Silence des agneaux». Je n’ai pas regardé ce genre de films avant d’être relativement âgé, mais quand j’ai commencé... j’ai commencé fort!

Y a-t-il un film qui vous a révélé votre vocation de comédien?

J’ai commencé à regarder les émissions dans lesquelles mon grand-père, Guy L’Écuyer, jouait, quand j’avais quatre ans. Mais ma carrière est un gros «adon». J’en parlais à ma mère depuis que j’avais quatre ou cinq ans. C’est vers sept ou huit ans qu’elle m’a emmené voir une professeure de diction parce que je parlais du bout de la langue. C’est cette coach qui m’a fait lire des pièces de théâtre, des «Fables» de La Fontaine, des choses comme ça et, deux ans plus tard, elle m’a présenté à son agent. Il est devenu mon agent... et le premier rôle qu’il m’a trouvé a été dans «C'est pas moi, je le jure!» [de Philippe Falardeau, sorti en 2008, NDLR]. Puis, ça a déboulé...

Quel(le) acteur(trice) a été votre premier «kick» au grand écran?

La première fois que j’ai vu Natalie Portman dans «Star Wars: la menace fantôme», j’ai eu un pas pire «crush»!

Le film que tout le monde devrait avoir vu?

«V pour Vendetta» [de James McTeigue avec Natalie Portman, NDLR], tiré de la bande dessinée que tout le monde devrait avoir lue.

Un univers de film dans lequel vous aimeriez vivre?

Je suis un «trippeux» de tout ce qui est Batman, mais pas à Gotham! Je ne sais pas si nous sommes dans cet univers sans le savoir, mais d’avoir la capacité de voyager de manière libre et lucide dans mes rêves à la «Origine»...

Un(e) réalisateur(trice) avec lequel vous aimeriez travailler?

Il y en a tellement! Peut-être Christopher Nolan pour le gros «trip» puisqu’on parlait de Batman et d’«Origine».

La réplique de film que vous aimeriez voir sur votre pierre tombale?

Restons dans le thème de «V pour Vendetta» avec tout ce qui se passe en ce moment avec les marches mondiales. Je pense que c’est une citation de Thomas Jefferson, dite par V et qui est: «Les peuples ne devraient pas avoir peur de leurs gouvernements. Les gouvernements devraient avoir peur du peuple.»