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Gertrude Bourdon serait la candidate libérale dans Jean-Talon

Agence QMI

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

L’ancienne candidate libérale, Gertrude Bourdon, qui avait fait couler beaucoup d’encre lors de la dernière campagne électorale québécoise, tentera à nouveau sa chance, cette fois lors de l’élection partielle qui sera déclenchée dans la circonscription de Jean-Talon.

Une source bien informée au Parti libéral du Québec a confirmé la nouvelle samedi à l’Agence QMI.

Gertrude Bourdon pourrait même ne pas avoir à se prêter à une assemblée d’investiture si l’élection partielle était déclenchée «à court terme», nous dit-on.

Jointe par l’Agence QMI, la directrice générale du Parti libéral, Véronyque Tremblay, n’a pas voulu commenter ces informations. «Une annonce sera faite en temps et lieu», a-t-elle dit lors d’un court échange au téléphone.

Au bureau du premier ministre, on refuse de dire pour l’instant quand le coup d’envoi sera donné pour remplacer le libéral Sébastien Proulx, qui a quitté la vie politique en août dernier.

Château fort libéral dans la région de Québec, Jean-Talon était alors la seule circonscription à l’est de Montréal encore représenté par un élu du PLQ.

La tâche qui attend Gertrude Bourdon pourrait être ardue. En octobre 2018, Sébastien Proulx, alors ministre de l’Éducation, l’avait remporté que par 1363 voix d’avance sur la candidate caquiste.

Mme Bourdon, elle, portait les couleurs du Parti libéral dans Jean-Lesage, toujours à Québec. Elle avait mordu la poussière, finissant troisième derrière son adversaire caquiste et le solidaire Sol Zanetti, qui fut élu député.

La campagne de la gestionnaire du réseau de la santé avait été marquée par son flirt avec la CAQ avant d’officialiser sa candidature pour les libéraux.

Elle avait en effet rencontré François Legault trois fois pour discuter d’une éventuelle candidature dans les rangs de son parti.

Elle lui avait fait faux bond à la dernière minute pour se présenter sous la bannière du parti de Philippe Couillard, qui l’a ensuite présentée comme sa future ministre de la Santé.

Après sa défaite, elle n’avait pas réussi à redevenir PDG du CHU de Québec-Université Laval, poste dont elle avait dû démissionner pour la campagne de 2018.

Chose certaine, l’élection partielle dans Jean-Talon risque d’être aussi riche en rebondissements.

Samedi, alors que le retour de Gertrude Bourdon était évoqué dans les médias, l’ancien néonazi Maxime Fiset, aujourd’hui connu pour être pourfendeur de l’extrême droite au Québec, a annoncé sur sa page Facebook qu’il retirait sa candidature l’investiture de Québec solidaire.