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Trudeau fait peu de cas des propos de Guilbeault sur la construction de nouveaux pipelines

Émilie Bergeron | Agence QMI

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TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Le chef du Parti libéral Justin Trudeau, n’a pas rabroué son candidat-vedette Steven Guilbeault, qui a suggéré que seuls quelques projets de pipelines risquent d’être approuvés au Canada avec la nouvelle loi entourant les grands projets énergétiques.

Le militant écologiste de longue date, qui porte les couleurs du Parti libéral dans Laurier–Ste-Marie, a indiqué au «National Post» qu’il est peu probable que des projets d’oléoduc voient le jour avec la loi C-69, qui a été adoptée en juin.

«Je pense que maintenant que nous avons un vrai système d’évaluation des impacts des projets, nous en viendrons à la conclusion que beaucoup de ceux-ci sont incompatibles avec les objectifs [environnementaux] que nous avons pour 2030», a dit M. Guilbeault, en entrevue avec le quotidien ontarien.

Le candidat des libéraux faisait référence à l’engagement du Canada de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% par rapport au niveau de 2005. La loi C-69 – qui est contestée par les provinces dirigées par des gouvernements conservateurs, comme l’Alberta – établit que l’effet des projets de pipelines sur l’atteinte de cette cible doit être pris en considération.

Ces propos de M. Guilbeault apparaissent par ailleurs entrer en contradiction avec le discours de M. Trudeau selon lequel les «bons projets» vont continuer d’aller de l’avant même avec cette loi.

Appelé à réagir, samedi, le chef libéral a évité de se prononcer sur l’apparente contradiction entre ses propos et ceux de M. Guilbeault.

«La réalité est que l’approche de Stephen Harper a échoué pour les Albertains parce que les conservateurs ne comprennent pas que la seule façon de bâtir de grands projets, c’est avec les partenariats et l’approbation des communautés», a-t-il dit, en point de presse à Hamilton, en Ontario.

Il en a profité pour inviter les électeurs à voter en grand nombre pour que des Québécois puissent gagner leur siège au sein d’un gouvernement libéral réélu.

«On a besoin d’un gouvernement plein de Québécois forts comme Steven pour livrer [la marchandise] dans cette lutte contre les changements climatiques.»