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«Véronique va pouvoir enfin partir en paix» - le frère de la victime d’Ugo Fredette

TVA Nouvelles

Les membres de la famille de Véronique Barbe et d'Yvon Lacasse se sont effondrés en larmes en entendant le président du jury déclarer à deux reprises Ugo Fredette coupable de meurtre au premier degré.

«Véronique, c'était un rayon de soleil, c'était quelqu'un tout le temps de bonne humeur», a confié Daniel Barbe, le frère de Véronique, aux journalistes présents, samedi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

«[On va] commencer à faire le deuil. Elle va pouvoir enfin partir en paix, je pense, parce qu’elle n’est pas partie de la bonne façon», a ajouté M. Barbe.

Au terme d’un procès de cinq semaines, le jury composé de neuf hommes et trois femmes a mis un peu plus de deux jours pour en arriver à deux verdicts unanimes. Deux verdicts qui apportent un peu de paix aux familles des victimes.

«Ça ne me redonnera pas ma fille, mais on peut maintenant avoir un petit peu plus de paix et de sérénité en dedans de nous», a soutenu la mère de Véronique Barbe.

Le jury a vraisemblablement cru la thèse de la Couronne, qui arguait que Fredette avait poignardé à 17 reprises la femme de 41 ans, après l’avoir harcelé, car il n’acceptait pas la rupture.

En couple depuis huit ans, l’accusé et la victime étaient dans une relation décrite par les témoins comme étant toxique, qui battait de l’aile depuis plusieurs mois.

Ugo Fredette était accusé des meurtres prémédités de sa conjointe Véronique Barbe et d’Yvon Lacasse, un aîné dont il a volé le véhicule pour fuir avec un enfant de 6 ans.

Les deux homicides ont été commis le même jour, soit le 14 septembre 2017, respectivement dans la résidence du couple à Saint-Eustache et à une halte routière située à la jonction des routes 158 et 329, à Lachute, dans les Laurentides.

«Mon père, c'était la bonté incarnée. Je n’ai pas manqué d'amour dans ma vie. Mon père, c'était les câlins, les "je t'aime''», a tenu à dire Jennifer Lacasse, la fille d’Yvon Lacasse aux médias.

Ces verdicts de culpabilité signifient que le quadragénaire écope automatiquement d’une peine de détention à vie sans possibilité de libération avant 25 ans.

Ce minimum pourrait même être éventuellement doublé par la juge de la Cour supérieure Myriam Lachance, puisqu’il y a deux victimes.

- Avec les informations de Claudia Berthiaume

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