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Chaude lutte en Colombie-Britannique où quatre chefs font campagne

Agence QMI

Pour la dernière journée de campagne, le chef libéral Justin Trudeau et ses adversaires conservateurs, néo-démocrates et verts ont choisi de faire campagne dimanche dans la région de Vancouver.

La lutte est rude dans cette province, où les quatre partis ont des chances de faire élire des candidats. Selon le sondage Léger publié dimanche dans le «Journal», le Parti conservateur était en avance à 31 %, devant le Parti libéral à 29 %. Les néo-démocrates n’étaient pas loin, à 26 %, à égalité avec les verts.

Pas étonnant donc que M. Trudeau ait prévu deux rassemblements, en milieu de journée à Vancouver et un autre en début de soirée à Victoria.

Les libéraux tentent de conserver le pouvoir et Justin Trudeau a rappelé dimanche que la crise climatique reste un enjeu central dans les préoccupations des gens. À Port Moody, il a demandé aux électeurs de faire élire «un gouvernement fort qui va unir les Canadiens», plutôt qu'une «opposition forte».

Après deux arrêts en Ontario, samedi, le chef conservateur Andrew Scheer a aussi prononcé une allocution à Vancouver, avant de se rendre à Richmond, ce dimanche. Il a martelé son message que s’il devenait premier ministre d’un gouvernement conservateur majoritaire, les Canadiens auraient «plus d’argent dans leur poche» et que la taxe sur le carbone serait éliminée.

Commentant la plus récente enquête d’opinion, le sondeur Christian Bourque de la firme Léger a souligné que la Colombie-Britannique pourrait réserver des surprises lundi soir. «À 29 %, il y a certains sièges libéraux, notamment en banlieue de Vancouver, qui pourraient basculer vers les conservateurs. Et à 26 %, les néo-démocrates sont encore dans la course.»

Élu dans Burnaby, le néo-démocrate Jagmeet Singh, qui a passé beaucoup de temps dans cette province pendant la campagne, doit finir sa journée à Surrey après plusieurs évènements dans la métropole britanno-colombienne.

En point de presse, M. Singh a soutenu dimanche que «le choix progressiste, c’est [le Nouveau Parti démocratique]», ce qui selon lui permettrait de «bâtir une meilleure société».

«On a reçu beaucoup d’amour des Canadiens et des Canadiennes parce qu’il se retrouve dans notre campagne», a-t-il dit en répondant aux questions des journalistes à Vancouver, soulignant que les électeurs peuvent choisir de voter pour l’espoir.

Lors d’un point de presse, la cheffe des verts Elizabeth May a milité pour une réforme urgente du système électoral, estimant que le système actuel était «dangereux».

«Nous devons passer immédiatement à la représentation proportionnelle, un système qui traduit tous les votes en représentation au Parlement et qui ne classe pas plus de la moitié de l'électorat comme des perdants indignes d'être représentés», a-t-elle dit.

Elle a déploré que lors de cette campagne, de nombreux mensonges ont été proférés sans que la loi ne puisse faire quoi que ce soit.

Mme May souhaite qu’Élections Canada développe un plan pour encadrer la publicité de campagne pour les campagnes électorales, affirmant que »les partis politiques actuels semblent pouvoir mentir en toute impunité».

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