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10e vigile en mémoire des victimes de la brutalité policière

Guillaume Cyr | Agence QMI

GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

Des familles se sont réunies mardi soir à Montréal pour la dixième édition d'une vigile en mémoire des victimes de brutalité policière.

Tracy Wing, dont le fils a été abattu par les policiers en juillet 2018, fait partie de ceux qui ont pris la parole pour témoigner. Pour le moment, toute l'information qu'elle connaît sur la mort de son fils entre sur un carton blanc, qu'elle a montré pendant son discours. Elle espère réussir un jour à en savoir plus.

Le 25 juillet 2018, au Lac-Brome, un appel aurait été logé au 911 informant qu'un homme tenait une arme de poing dans un lieu public. Les policiers de la SQ auraient alors entamé une discussion avec Riley Fairholm, avant d'ouvrir le feu, le jugeant menaçant. Sa mère a assuré que son fils était dépressif, mais pas violent.

Rapport troublant

Mme Wing a profité de l'occasion pour commenter le rapport de trois chercheurs indépendants, publié le 7 octobre dernier, qui indiquait que le risque était plus élevé pour une personne noire, autochtone ou arabe de se faire interpeler par les policiers montréalais. Elle a notamment écorché la réponse du directeur du SPVM, Sylvain Caron.

«Il est surpris, mais ça fait 10 ans qu’on s’exprime et que rien n’est fait», a-t-elle lancé.

Ailleurs

Alexandre Popovic, de la Coalition contre les abus policiers, a fait un parallèle entre le rapport et d’autres cas au pays.

«Il y a plusieurs études au Canada et le constat est toujours le même : plus ta peau est foncée, plus tu as de chance de te faire interpeler», juge-t-il.

La vigile, organisée par la Coalition justice pour les victimes de bavure policière, se tenait devant l'immeuble de la Fraternité des policiers et policières de Montréal.