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Maxime Bernier amorce une grande réflexion sur le futur

Jean-François Racine | Journal de Québec

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Ignorant ce que l’avenir lui réserve, Maxime Bernier amorce une grande réflexion sur le futur de son parti en affirmant qu’il ne fera pas de compromis sur les idées qu’il veut continuer à défendre.

Déçu du verdict, le chef du PPC a quitté la Beauce pour retourner à Ottawa mardi.

«C’est décevant. Pour nous, c’est le pire scénario. Il n’y aura pas de décision hâtive. Je me fais un devoir de contacter au téléphone chacun des 315 candidats du parti», a expliqué l’homme politique élu pour la première fois en 2006.

Convaincu, M. Bernier n’a pas l’intention de reculer sur aucune de ses positions. «Il faudra voir de quelle façon ça se fera. Le PPC a des fonds. Je ne ferai pas de compromis. Je suis en politique pour défendre mes idées et c’est aussi ça, faire de la politique autrement», a ajouté M. Bernier, qui condamne à nouveau la campagne de dénigrement du Parti conservateur à son endroit.

Lehoux satisfait

De son côté, le nouveau député de Beauce était exténué et sans voix après sa victoire convaincante.

«Je remercie les Beaucerons de m’avoir fait confiance. Leur verdict a été clair. M. Bernier avait pris des engagements en 2015 et, lorsqu’il a changé d’orientation, des gens ne se reconnaissaient plus vraiment dans ses prises de position», a mentionné l’élu conservateur.

M. Lehoux maintient qu’il n’était pas au courant des révélations concernant l’embauche d’une firme spécialisée par le Parti conservateur pour nuire au PPC.

«J’ai eu des attaques personnelles et ça m’a énormément déçu. Je n’ai jamais fait de campagne électorale de cette façon. À deux jours du vote, ça ressemble plutôt à des cris de désespoir.»

Front commun

À Saint-Georges, le maire Claude Morin croit que Bernier aurait eu plus de chance d’être élu comme indépendant, en prenant du temps pour structurer son parti. Sans prendre position, le maire Morin s’était présenté à l’investiture de Richard Lehoux.

«Maxime Bernier s’était mis trop de monde à dos. C’est un groupe fort, les agriculteurs. Ils sont tissés serré. Faut avoir des convictions, mais il faut donner du lousse un peu parce que parfois, ça ne passe pas du tout», a expliqué Claude Morin.

«On est de très bonne humeur! On a eu notre récompense. On s’est fait insulter à tour de bras par Maxime Bernier. Les illettrés économiques ont eu le dessus sur l’illettré politique», a lancé Bertrand Boutin, producteur laitier et ancien ambassadeur de l’UPA.

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