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Syrie: Washington lèvera les sanctions contre la Turquie si elle respecte le cessez-le-feu

Agence France-Presse

Les États-Unis lèveront les sanctions imposées à la Turquie si elle respecte l'accord de cessez-le-feu dans le nord de la Syrie au-delà de la trêve négociée de cinq jours conclue avec Washington, a indiqué mardi un responsable américain.

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«C'est un engagement que nous respecterons», a précisé ce responsable ayant requis l'anonymat, sans préciser à quel moment les sanctions pourraient être levées.

«Nous nous sommes engagés à lever les sanctions du 14 octobre une fois les 120 heures passées», a-t-il indiqué aux journalistes, citant un décret présidentiel de Donald Trump qui impose des sanctions ciblées à trois ministres turcs.

Les éventuels avoirs aux États-Unis des ministres de l'Énergie, de la Défense et de l'Intérieur sont gelés et leurs transactions internationales en dollars sont bloquées. Les ministères turcs de la Défense et de l'Énergie sont également visés, en tant qu'institutions.

«Toute opération militaire qui serait menée à la fin de la période de 120 heures, lorsqu'ils doivent observer un cessez-le-feu encore plus rigide et formel (...) nous mènerait à la conclusion que les Turcs ont violé notre accord, avec les inévitables sanctions» que cela implique, a-t-il ajouté.

Washington a prévenu que de nouvelles sanctions américaines étaient en préparation à l'encontre de la Turquie si un cessez-le-feu n'était pas appliqué dans son offensive contre les Kurdes en Syrie.

Ces nouvelles sanctions pourraient viser d'autres ministères turcs ou des branches industrielles.

Les forces kurdes ont annoncé avoir «totalement» rempli les conditions de l'accord de trêve négocié entre la Turquie et les États-Unis dans le nord de la Syrie, à quelques heures de l'expiration de cet accord.

La Turquie, qui réclame une «zone de sécurité» à sa frontière, qualifie de «terroristes» les combattants kurdes longtemps alliés des Occidentaux dans la lutte contre le groupe jihadiste État islamique.

Elle a néanmoins suspendu son offensive jeudi, à la faveur d'une fragile trêve négociée entre Turcs et Américains.

Cette pause expire à 19h00 heure locale mardi et le pouvoir turc s'est dit prêt à frapper si les YPG n'étaient pas retirés de la «zone de sécurité».