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Services sexuels de mineurs: un enseignant et un préventionniste en sécurité-incendie arrêtés

Maxime Deland | Agence QMI

Un enseignant du secondaire et un préventionniste en sécurité-incendie de Drummondville font partie des neuf individus arrêtés au début du mois dans le Centre-du-Québec et qui sont soupçonnés de s’être rendus dans un hôtel pour acheter des services sexuels de jeunes filles de moins de 18 ans.

L’opération qui a permis leur arrestation a été menée les 2 et 3 octobre dans un hôtel de Drummondville par les enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ) et leurs collègues de l’Équipe intégrée de lutte contre le proxénétisme.

Selon nos informations, l’un des suspects épinglés est un employé du service d'incendie de Drummondville chargé de faire de la prévention auprès des citoyens. Toujours selon nos sources, il était en service lorsqu’il a été épinglé par les policiers.

Il aurait vraisemblablement tenté d’obtenir des services sexuels de mineurs durant ses heures de travail.

Quant au professeur du secondaire appréhendé, il a immédiatement été relevé de ses fonctions, a confirmé dans un communiqué la Commission scolaire des Chênes, basée à Drummondville, dans un communiqué diffusé mardi.

«L’individu était à l'emploi de la commission scolaire depuis plusieurs années. Comme elle le fait pour toute personne travaillant en ses murs, la commission scolaire avait procédé à la vérification de ses antécédents judiciaires. Il n’en possédait aucun», a également indiqué la Commission scolaire.

Pas un réseau

La frappe policière visait «spécifiquement des clients tentant d’acheter les services sexuels de personnes de moins de 18 ans» et non un réseau de proxénètes, a pour sa part mentionné la Sûreté du Québec.

Parmi les suspects arrêtés, un seul a déjà comparu au palais de justice de Drummondville. Il s’agit de William Osadchuk, 35 ans, de Saint-Pie, en Montérégie. L’homme, qui possède des antécédents judiciaires, fait face à des accusations de leurre et d’obtention de services sexuels moyennant rétribution d’une personne âgée de moins de 18 ans.

Quant aux huit autres suspects – dont l’enseignant et le préventionniste –, des accusations similaires devraient être portées contre eux le 20 novembre au moment de leur comparution.