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La mobilité et l’habitation doivent rester des priorités pour Montréal

Elsa Iskander | 24 Heures

La mairesse Valérie Plante a demandé mardi au nouveau gouvernement minoritaire libéral dirigé par Justin Trudeau de garder le financement des projets de transport et d'habitation en haut de sa liste de priorités pour Montréal.

Comme les gouvernements minoritaires peuvent avoir généralement moins de latitude et une durée de vie écourtée, Montréal va revenir à la charge sur certains sujets, a affirmé la mairesse.

«C’est sûr qu’à partir de maintenant, on ramène des sujets qui sont plus sensibles pour Montréal, et ça, c’est la mobilité et l’habitation», a-t-elle commenté mardi matin.

Ligne rose

En matière de mobilité, «on parle d’au minimum 3,7 milliards $ de projets sur les dix prochaines années» qui sont nécessaires pour Montréal, a souligné Mme Plante, ajoutant que la transition écologique est aussi liée aux transports.

Le Parti libéral du Canada et le Nouveau Parti démocratique se sont prononcés en faveur d’un financement du projet de ligne rose durant la campagne électorale; des engagements rappelés mardi matin par la mairesse et sur lesquels elle entend bien capitaliser.

À savoir si une ligne rose est à portée de main, Mme Plante s’est montrée prudente dans sa réponse. «Le tronçon ouest semble être sécurisé», a-t-elle dit. Son administration souhaite travailler avec les autres ordres de gouvernement afin que «le tronçon nord-est de la ligne rose soit considéré comme très important pour les Montréalais».

Logement social

Par ailleurs, en septembre dernier, Montréal avait fait part de ses attentes dans le cadre de l’élection fédérale, incluant la conclusion rapide d’une entente Canada-Québec pour le financement nécessaire au maintien des habitations à loyers modiques et du développement de nouveaux logements sociaux et abordables.

La mairesse montréalaise a pressé la province et le fédéral de conclure une telle entente. «Québec et Ottawa n’ont pas encore réussi à s’entendre sur les montants qui flottent en ce moment. À Montréal, j’ai besoin de cet argent pour le logement abordable et social. Mon objectif de 12 000 logements tient toujours.»

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