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Un présumé espion canadien libéré sous caution

Agence France-Presse

Un haut responsable de la police fédérale canadienne arrêté mi-septembre pour espionnage et qui avait accès à des renseignements provenant d'alliés du Canada à l'étranger, a été remis en liberté sous caution mardi, selon un porte-parole du tribunal.

Les raisons de sa libération sont couvertes par une ordonnance de non-publication rendue par un tribunal et ne peuvent donc être divulguées.

Cameron Ortis, ex-directeur général du Centre national de coordination du renseignement de la GRC (police fédérale), a été accusé d'avoir cherché à vendre des renseignements classifiés à une entité étrangère ou à un groupe terroriste en vertu de la Loi sur les secrets officiels du Canada.

M. Ortis, 47 ans, avait «accès à des renseignements provenant de nos alliés nationaux et internationaux» avait dit Brenda Lucki, commissaire de la GRC, suite à son arrestation.

Le Canada fait partie de la puissante alliance de renseignement dite des «Five Eyes», avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Le journal The Globe and Mail avait rapporté que l'arrestation de M. Ortis, qui était employé par la GRC depuis 2007, était liée à une importante affaire de corruption présumée impliquant de hauts responsables russes.

Les autorités auraient été alertées de ses crimes présumés dans le cadre d'une enquête distincte sur une entreprise de la province de Colombie-Britannique (ouest) qui fournissait des téléphones mobiles cryptés aux trafiquants de drogue et aux blanchisseurs d'argent du monde entier. Le FBI aurait découvert des courriels de M. Ortis sur l'ordinateur portable de son fondateur.