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Drame à Montréal : une intervenante dénonce le manque de ressources

TVA Nouvelles

Au lendemain de la mort de deux enfants qui auraient été tués par leur père qui s’est ensuite suicidé à Montréal, la directrice générale d’un centre pour famille en crise a souligné l’importance d'offrir de l'aide avant qu’un drame ne survienne.

«Ça fait des années que je dis, gentiment, qu’on a une ressource qui vient en aide à des familles. On est ouverts 24 heures sur 24, sept jours sur sept», s’est désolée Josée Fortin, en entrevue au Québec Matin. La Maison Kangourou avait pignon sur rue dans Mercier jusqu’à tout récemment, à quelques rues de la scène du drame.

Ébranlée par la nouvelle, Josée Fortin a martelé l’importance d’investir dans des ressources sur le terrain, qui font toute la différence. «Les études, je l'ai dit et redit, c'est bien, mais je suis sur le terrain depuis 8 ans et nous avons sauvé des enfants et désamorcé des crises qui ne font pas la une», a-t-elle écrit dans une publication Facebook.

«La détresse, quand ça arrive, c’est rapide. C’est des événements qui s’accumulent et les parents ne voient plus le bout», a-t-elle expliqué en entrevue. C’est là que Maison Kangourou, en tant que centre d’urgence de première ligne, peut intervenir.

«Est-ce qu’on aurait rejoint ce père de famille là? Je ne suis pas devin. Mais ce que je sais, c’est qu’il y a des petits enfants qui sont arrivés à la Maison Kangourou avec leurs petites valises, et que des parents ont eu le courage de venir sonner à la porte.»

La Maison Kangourou, soutient-elle, est là pour les parents en détresse. «Je me souviens des visages des parents souvent défaits, fatigués, épuisés, qui ont trouvé de l’aide lorsqu'ils ont frappé à notre porte», poursuivait son message Facebook.

Son organisme, fondé suite à l’affaire Guy Turcotte, en 2011, héberge les enfants temporairement lors des situations familiales difficiles et passagères. Chaque année, la Maison Kangourou offre 350 «nuits» à des familles qui ont besoin d’aide et reçoit plus de 750 appels.

Si vous avez besoin d’aide, vous pouvez communiquer avec la Ligne québécoise de prévention du suicide au 1 866-APPELLE (277-3553) ou au www.aqps.info

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