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Gaspiller afin de recycler: «une façon bizarre d’aborder le problème»

TVA Nouvelles

Au moment où le mouvement pour mieux contrôler la distribution des Publisac au Québec prend de l’ampleur, le premier ministre François Legault a reçu lundi à son bureau les PDG de trois grandes entreprises québécoises pour qui les circulaires sont une affaire de gros sous.

En entrevue à Mario Dumont, l’instigateur du mouvement anti-gaspillage, le retraité Charles Montpetit, a toutefois dénoncé les arguments énoncés par l’industrie, qui souhaite poursuivre la distribution des circulaires sans restrictions.

M. Monpetit souhaite inverser le système de distribution actuel, où les consommateurs peuvent refuser le Publisac. «On devrait plutôt mettre un collant pour dire oui. C’est à ceux qui le veulent de le dire tout simplement», énonce-t-il en entrevue à Mario Dumont sur LCN.

Transcontinental soutient que l’emploi de 850 de ses salariés est lié au Publisac et que la rémunération annuelle moyenne de ces travailleurs est de plus de 59 000 $. À cela s’ajoutent environ 3500 postes à temps partiel chez les sous-traitants d’ensachage et de distribution.

«C’est un argument que je trouve un peu trompeur. Dire qu’il faut absolument que la population entière continue de faire du gaspillage de papier pour pourvoir ensuite permettre à ces compagnies là de recycler... ça me semble être une façon bien bizarre d’aborder le problème d’environnement aujourd’hui», soutient le militant.

«On voudrait simplement que la portion qui n’est pas utilisée par la population soit éliminée!»

Selon un sondage effectuée par la Ville de Montréal, 82% de la population est en accord avec les principes du mouvement anti-gaspillage énoncé par M. Montpetit. «Et ça inclut les commerces! Ceux qui annoncent dans le Publisac eux-mêmes», affirme-t-il.

Le retraité se dit déçu par l’analyse du problème faite par le gouvernement Legault, alors que celui-ci n’a pas rencontré les opposants au gaspillage créé par les Publisacs.

«Je pourrais très bien venir à Québec avec les 13 autres groupes qui m’appuient. Ça fait bien du monde autour de la table ça! Je pense qu’il ne faut pas juste écouter ceux qui ont un intérêt financer à ce que les choses ne changent pas», détaille l’activiste en entrevue avec Mario Dumont sur les ondes de LCN.

Selon lui, seulement à Montréal, le Publisac génère 500 tonnes de déchets par semaine.

De son côté, Cascades affirme avoir besoin des circulaires et des journaux pour faire tourner ses usines de papier recyclé.

La Ville de Montréal mène actuellement une consultation sur le sujet, M. Montpetit ayant réussi à recueillir les signatures de plus de 15 000 opposants au Publisac par le biais d’une pétition.

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