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44 écoles améliorent leur bulletin scolaire!

Une quarantaine d’écoles secondaires du Québec, dont une forte majorité d’établissements publics, sont parvenues à améliorer considérablement leur place dans le Palmarès des écoles du Journal de Montréal, qui inclut cette année un tout nouveau classement mettant en valeur les institutions accueillant davantage d’élèves en difficulté que la moyenne.

Au total, 44 établissements ont amélioré significativement leur classement dans l’édition 2019 du Palmarès des écoles du Journal.

Parmi ceux-ci, on compte 40 écoles publiques, ce qui démontre que l’amélioration est à la portée de tous, estiment les chercheurs de l’Institut Fraser, qui produit ce classement annuel.

« Deux choses doivent être en place pour mener au changement. Il faut tout d’abord croire que le changement est possible et ensuite s’inspirer en voyant que d’autres écoles y sont parvenues », indique Peter Cowley, auteur du Palmarès, qui évalue cette année 463 institutions.

Réussir malgré les contraintes

À travers ces écoles qui ont trouvé des façons de s’améliorer, plusieurs ont un fort taux d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA), la proportion atteignant jusqu’à 50 % pour certaines.

Selon l’Institut Fraser, ces établissements prouvent qu’il est possible de performer, même lorsque l’on est aux prises avec une clientèle plus exigeante.

Pour témoigner de cette réalité, Le Journal innove, cette année, et inclut dans son palmarès un tout nouveau classement des écoles accueillant plus de 30 % d’EHDAA, en distinguant une fois de plus les réseaux public et privé.

Ce classement, qui sera publié demain, permet de mettre en valeur les écoles qui, pour la vaste majorité, réussissent à faire de petits miracles, en ne sélectionnant pas leurs élèves.

« L’important dans ce classement n’est pas d’où une école part, c’est la direction qu’elle prend », insiste Peter Cowley.

« Si j’avais un conseil à donner au ministère de l’Éducation, c’est d’oublier qui est en haut ou en bas du classement. Allez dans ces écoles et regardez ce qui a été fait. Dans certains cas, il y a de très belles histoires qui pourraient inspirer tous les milieux », ajoute l’expert.

Où sont les meilleures écoles ?

1.C’est l’école Sainte-Marie, à Princeville, dans le Centre-du-Québec, qui s’est le plus améliorée, dans cette nouvelle cuvée de notre palmarès. En quatre ans, l’établissement a vu sa cote globale passer de 3,6 à 6,9, ce qui constitue un tour de force, dont Le Journal percera le mystère demain.

2. Parmi les meilleures écoles, une seule institution obtient cette année la note parfaite de 10. Il s’agit de l’École d’éducation internationale de McMasterville, un établissement à vocation particulière qui sélectionne ses élèves et qui mérite cet honneur pour une 2e année de suite.

3. Le taux d’échec des élèves du Québec continue de chuter cette année, une variable observable depuis quelques années déjà. Il s’agit d’un fait marquant pour Peter Cowley, qui y voit une confirmation que les jeunes Québécois réussissent de mieux en mieux.

4. Le palmarès complet, incluant un classement distinct pour les écoles publiques et privées, des données détaillées sur chacun des établissements et notre nouveau classement des écoles accueillant davantage d’élèves en difficulté, sera publié dans une carte interactive qui sera disponible samedi sur les sites internet du Journal de Québec et du Journal de Montréal. Un cahier spécial de 36 pages du Palmarès sera aussi publié, samedi, dans les versions papier du Journal de Québec et du Journal de Montréal, samedi.

Les 5 écoles qui se sont le plus améliorées au Québec

-Sainte-Marie, Princeville

-Des Rivières, Forestville

-Saint-Damien, Saint-Damien-de-Buckland

-Louise-Trichet, Montréal

-Nouvelles-Frontières, Gatineau

2 éléments à retenir

Baisse du nombre d’élèves en retard

Le taux d’élèves en retard continue de chuter au Québec, le pourcentage ayant passé de 29 % il y a cinq ans à 24,4 % en 2018. La statistique, qui détermine les probabilités qu’un jeune de secondaire 4 mette plus de deux ans avant de terminer son secondaire, est un indicateur important de la réussite des jeunes pour l’Institut Fraser. « Ça veut dire qu’il y a cinq ans, presque 30 % des jeunes prenaient plus que les deux ans habituels pour terminer leur secondaire. Cette baisse n’est pas importante qu’au niveau des statistiques, elle veut dire que les jeunes réussissent mieux », explique Peter Cowley, auteur de l’étude.

Écart stable entre les filles et les garçons

Encore une fois cette année dans le palmarès, les filles ont mieux réussi aux examens ministériels que les garçons. La situation est connue et perdure depuis des années, mais soulève des questions chez Peter Cowley, chercheur de l’Institut Fraser.

« La situation n’évolue pas, c’est toujours le même écart ou presque », souligne l’auteur de l’étude à propos de l’écart « d’environ 5 % » qui existe entre les résultats des filles et ceux des garçons.

« Ça peut être inquiétant parce que ce sont des compétences de base. Les aptitudes de communication apprises dans les cours de français et les aptitudes de compréhension et de logique apprises en mathématiques sont des compétences de base qui servent chaque jour, peu importe l’emploi futur de ces jeunes », insiste M. Cowley.

Cette année, l’écart entre les filles et les garçons était de 4,8 % en français et de 3,9 % en mathématiques. « Et c’est partout, que ce soit dans les écoles publiques ou privées », ajoute le chercheur.

Comment sont classées les écoles

Le Palmarès des écoles du Journal classe les établissements en fonction d’une « cote globale » (la note variant entre 0,0 et 10,0 apparaissant dans les tableaux ci-contre), une mesure élaborée par l’Institut Fraser. Cette mesure se base notamment sur les résultats des élèves aux examens ministériels de quatrième et cinquième secondaire, sur l’écart entre les garçons et les filles et sur la proportion d’élèves qui accusent un retard dans leur parcours scolaire.

Que changera la transformation des commissions scolaires?

Il sera très intéressant de garder un œil sur les données qui seront colligées par l’Institut Fraser au cours des prochaines années en raison de la transformation prochaine des commissions scolaires en centres de services. Est-ce que la mesure pourrait permettre à des écoles de changer complètement leurs méthodes et ainsi améliorer leur sort ? La question se pose, dit Peter Cowley.

« Ce sera très intéressant de voir comment les directions d’école agiront dans ce nouveau contexte, estime-t-il. Ce sera une nouvelle réalité au niveau de la gestion et des finances notamment. »

« Est-ce que ça pourrait permettre à des directeurs d’école de mettre en place de nouvelles choses, de nouvelles méthodes ? C’est à souhaiter », lance l’expert.

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