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TDAH: la Commission parlementaire tarde à démarrer, dénonce le PQ

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

PQ Sylvain Gaudreault

Simon Clark/Agence QMI

Le Parti québécois affirme que le gouvernement Legault se traîne les pieds dans le dossier de la surconsommation de médicaments pour traiter le trouble du déficit de l’attention (TDAH), puisque les travaux de la commission parlementaire qui devait se pencher sur la question n’ont toujours pas débuté.

«C’est inacceptable et c’est la faute du gouvernement», a lancé le député péquiste Sylvain Gaudreault, lors d’un entretien avec Le Journal.

En février, à la suite d’une sortie publique d’une soixantaine de pédiatres préoccupés par la situation, les élus de la Commission de la santé et des services sociaux ont accepté de se pencher sur la question, à la suite d’un mandat d’initiative déposé par le Parti québécois.

La consommation de médicaments reliés au TDAH est trois fois plus élevée chez les jeunes au Québec comparativement au reste du Canada.

Huit mois plus tard, aucun calendrier de travaux n’a encore été déterminé.

«On est fin octobre, on n’a toujours pas de date, je suis tanné, a lancé M. Gaudreault. C’est la faute du leader parlementaire Simon Jolin-Barrette. Je lui demande de respecter la volonté des parlementaires, qui est de faire un mandat d’initiative sur le TDAH.»

Problème pas réglé

Le pédiatre Pierre-C. Poulin, qui fait partie du groupe de médecins qui réclament la tenue de cette commission parlementaire, déplore aussi que les travaux tardent à démarrer. «Je trouve ça plate que ça tombe comme ça. C’était notre principale demande, qui avait été acceptée, et on n’en entend plus parler. Le problème n’est pas réglé», affirme-t-il.   

Il est important que les élus entendent les préoccupations des experts et y réfléchissent afin de trouver des solutions, ajoute le Dr Poulin. «J’y crois beaucoup», lance-t-il.   

Au bureau du leader parlementaire Simon Jolin-Barrette, on s’est contenté d’indiquer qu’il s’agit d’un «enjeu important» et que le travail se poursuit «avec les différentes formations politiques pour identifier le moment opportun pour tenir cet important exercice parlementaire».