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Des élus et gens d'affaires veulent une relance des études sur le pont du Saguenay

Agence QMI

La Société du Pont sur le Saguenay

Des élus et des gens d’affaires de la Côte-Nord et de Charlevoix pressent Québec de lancer les appels d’offres pour mettre à jour les études de faisabilité d’un pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, à l’embouchure du Saguenay.

Dans une lettre adressée au premier ministre François Legault, une vingtaine de signataires, dont des chefs de nations autochtones, exigent du gouvernement qu’il fasse ces études avant de se prononcer sur l’opportunité du projet.

«Rien ne peut justifier qu’aujourd’hui, après que nous nous sommes enfin donné les outils nécessaires pour y voir clair, que le gouvernement de la CAQ présume arbitrairement de la faisabilité ou non du projet sans détenir toutes les informations essentielles pour prendre une décision pragmatique et éclairée», peut-on y lire.

François Legault a déjà laissé entendre que «le volume n’est pas énorme» et que les coûts de construction d’un tel pont seraient «beaucoup plus importants» que ceux de la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine.

Or, les seuls chiffres dont dispose le premier ministre sont ceux d’une étude menée par la firme SNC-Lavalin et présentée en 2009, selon le député de René-Lévesque et cosignataire de la lettre, Martin Ouellet. «Personne sur la Côte-Nord ne croit à [cette] étude [...] dont les bases visaient, selon toutes vraisemblances, à discréditer le projet», expliquent les cosignataires dans leur missive.

«Ces appels d’offres permettraient de mettre des faits sur des prétentions, notamment sur l’achalandage, l’impact sur les emplois, mais aussi de voir la faisabilité d’un nouveau tracé, avec de nouveau [types de] ponts, qui serait différents de l’étude de 2009», a indiqué Martin Ouellet.

Les cosignataires de la lettre se font d’ailleurs peu d’illusions sur les travaux menés par le bureau de projet sur la construction d’un pont sur le Saguenay mis en place sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard. «On sait qu’il ne se passe rien, qu’il n’y a aucun travail qui s’y fait», a affirmé en entrevue le préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong.

Pour le président de la scierie Boisaco et de la Coalition Union 138, Steeve St-Gelais, les entreprises nord-côtières seront désavantagées tant qu’une solution ne sera pas trouvée pour remplacer le système de traversier qui relie les municipalités de Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine. «C’est un frein important pour les entreprises. C’est comme si on était 30 km plus loin des grands centres », a-t-il indiqué.

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