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L'âge légal pour consommer et acheter du cannabis rehaussé à 21 ans

Geneviève Lajoie | Bureau parlementaire

À compter du 1er janvier prochain, il faudra avoir 21 ans pour acheter et consommer du cannabis au Québec.

Le projet de loi 2 du gouvernement Legault, qui resserre l'encadrement du pot, a été adopté mardi à l’Assemblée nationale sans l'appui des partis d'opposition.

«On est les plus précautionneux (au Canada)», s’est félicité le ministre Lionel Carmant, qui pilote le dossier. Rappelons que l’âge légal pour fumer de la marijuana est de 18 ans ou 19 ans dans le reste du pays, dépendant des provinces.

La CAQ a prévu une période de transition de deux mois pour permettre aux usagers, mais aussi à la SQDC de s’adapter à la nouvelle règlementation.

Interdit de fumer dans les lieux publics

Avis aux amateurs de cannabis, certaines dispositions de la nouvelle législation entrent toutefois en vigueur à la sanction du projet de loi. Dès samedi, il sera donc interdit de fumer de la marijuana dans les lieux publics au Québec.

Les villes qui le souhaitent pourront toutefois délimiter un «parc où il n’y a pas d’activités économiques, culturelles et sportives» où les gens pourront en consommer.

«Mon but, c’est vraiment de protéger les adolescents», a insisté le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

La CAQ, «un vieux mononcle»

Justement, aux yeux des solidaires, la législation du gouvernement Legault «rate complètement sa cible» et instaure une discrimination envers les jeunes de 18 à 21 ans.

«Le gouvernement de la CAQ, dans le dossier du cannabis, a une attitude paternaliste, une attitude qui n'est pas appuyée sur la science. La CAQ regarde les jeunes Québécois de haut dans le dossier du cannabis, se comporte comme un vieux mononcle qui pense mieux savoir qu'eux ce qui est bon pour eux», a déploré le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

Le député libéral André Fortin a rappelé que plusieurs experts en santé publique ont prévenu le gouvernement des effets néfastes d’un resserrement de l’encadrement du pot. «Le gouvernement de la CAQ vient d’assurer l’avenir financier du crime organisé. Le ministre Carmant agit de façon irresponsable», a-t-il réagi, par voie de communiqué.

Une crainte que partage l’Association québécoise de l’industrie du cannabis, qui estime que la loi caquiste va à l’encontre de l’objectif premier de la légalisation, à savoir la protection du public grâce à l’offre de produits dont la qualité est contrôlée.