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Un projet de loi pour encadrer la profession d’inspecteur en bâtiment à l’étude à Québec

Kate Tremblay | TVA Nouvelles

Un projet de loi pour encadrer la profession d’inspecteur en bâtiment à l’étude à Québec

Des histoires comme celle de cette femme de Saguenay qui croyait avoir acheté la maison de ses rêves, mais qui s'est plutôt retrouvé avec un paquet de problèmes, est loin d'être unique.

Québec entend d'ailleurs légiférer pour mieux encadrer la profession d'inspecteur en bâtiment et cette volonté du gouvernement donne espoir au président de la Corporation des inspecteurs, vérificateurs en qualité de la propriété, Mario Roy.

«À la corporation, on passe de 40 à 45% de notre temps à aller corriger des problèmes constatés à la suite d'inspections visuelles non complétées ou bâclées», explique-t-il.

L'expert dans le domaine de la construction est récemment sorti de se retraite pour fonder la corporation qui milite en faveur d'un encadrement plus strict en matière d'inspection de bâtiment.

«Le problème qu'on a actuellement au Québec c'est que tout le monde peut s'improviser inspecteur en prétendant avoir des connaissances de base», précise M. Roy.

Sans règlementation ni obligation d'obtenir un permis, les inspecteurs en bâtiment du Québec ont beau jeu.

«En plus d'obliger les inspecteurs à suivre une formation adéquate, il faut aussi que les inspections complètes deviennent obligatoires et qu'elles soient sous la responsabilité du vendeur et non de l'acheteur, soutient-il. Actuellement c'est au vendeur de démontrer la qualité de ce qu'il est en train de vendre. C'est le monde à l'envers!»

Mario Roy espère que le projet de loi 16 visant notamment à mieux encadrer les inspections permettra de corriger le tir.

La ministre de l'Habitation, Andrée Laforest, n'a pas voulu commenter le projet de loi actuellement à l'étude, préférant attendre qu'il soit adopté.

«J'espère que les choses changent, témoigne Marie-Audrey Jomphe, une mère de famille de Jonquière qui a découvert la présence de vices cachés dans sa résidence après l'avoir acheté et surtout, fait inspecter. On ne peut pas avoir confiance aux inspecteurs et qu'après on se rend compte qu'on s'est fait avoir.»

La mère de famille espère que son histoire convaincra la classe politique de l'importance de mieux protéger les consommateurs, surtout qu'il n'y aurait pas que la structure de la toiture de sa résidence qui serait lourdement endommagée.

Ses fondations aussi selon un ancien agent immobilier qui a contacté TVA Nouvelles après la diffusion du témoignage de Mme Jomphe et qui affirme avoir lui-même fait inspecter la maison il y a une trentaine d'années.

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