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La SQDC ouvre sa première succursale au Saguenay

Kate Tremblay | TVA Nouvelles

Plus d'un an après la légalisation du cannabis, la toute première succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC) du Saguenay a ouvert ses portes ce lundi matin au centre-ville de Chicoutimi.

Une trentaine de clients impatients tenaient à être les premiers à franchir les portes du nouveau commerce.

«Ça fait un an, seize jours et dix heures, a lancé Érick Tremblay-Dionne qui avoue avoir compté les jours depuis la légalisation. C'est très important de vivre ça de mes propres yeux. J'ai assisté à la légalisation à distance à travers les médias et de pouvoir enfin le vivre ici au Saguenay, c'est vraiment plaisant.»

Il est le seul parmi les clients présents dès l'ouverture à avoir accepté d'accorder une entrevue sur le sujet à la caméra.

«C'est légal alors pourquoi avoir des tabous, s'interroge le jeune homme. Y'a des gens qui boivent, d'autres qui fument. C'est un choix de vie, je pense qu'on n'a pas à porter de jugements là-dessus. Je suis fier d'encourager la SQDC. J'ai quitté le marché noir il y a un an et je n'ai plus le goût d'y retourner.»

Cette opinion n'est toutefois pas partagée par tous les clients.

«Si les prix baissent, je vais venir plus souvent, mais pour l'instant c'est très cher comparé au marché noir. C'est le double du prix facile», soutient l'un d'entre eux.

Un autre ajoute: «C'est cher, mais c'est l'avantage d'être légal.»

TVA Nouvelles a croisé un client âgé de 19 ans qui, aujourd'hui, peut s'acheter du cannabis en toute légalité, mais à compter de janvier prochain, il ne pourra plus mettre les pieds dans une succursale de la SQDC parce que l'âge légal passera à 21 ans au Québec.

«Je vais être pogné pour un an d'attente encore, souligne-t-il. C'est bizarre d'avoir le droit et qu'on nous l'enlève après. Ça va peut-être renvoyer le monde vers le marché noir surtout que la majorité des consommateurs sont dans notre tranche d'âge.»

La vingtaine d'employés de la succursale de Chicoutimi a choisi de se syndiquer avec la Confédération des syndicaux nationaux (CSN).

«On part à zéro pour le contrat de travail, indique la présidente régionale de la CSN, Manon Tremblay. Ceux qui seront à la table des négociations vont sûrement regarder ce qui se fait à la Société des alcools du Québec (SAQ) parce qu'ils sont CSN et c'est un beau modèle, on ne peut pas se le cacher.»

La SQDC de Chicoutimi est à la deuxième succursale du Saguenay-Lac-Saint-Jean à ouvrir ses portes après Alma, au Lac-Saint-Jean, il y a deux semaines.