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12 mois de prison pour des propos déplacés

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Hand in jail

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Un homme de 61 ans qui a tenu des «propos déplacés et sollicité des faveurs de nature sexuelle», à l’égard de quatre victimes, dont trois d’âge mineur, a écopé, mardi, d’une peine de douze mois d’incarcération.

Michel Pelchat occupait un poste de superviseur au sein de l’entreprise qui employait ses quatre victimes lorsqu’il a communiqué par message texte avec les jeunes filles.

C’est au moment de leur transmettre leur horaire de travail que l’homme en profitait pour tenter de convaincre ses victimes «d’accepter des contacts sexuels».

«Le délinquant est insistant lors de ses échanges (...) il revient à la charge à plusieurs reprises et, malgré leur refus, il tente de les convaincre», a rappelé la juge Rachel Gagnon, en précisant qu’il s’agissait là d’un facteur aggravant.

L’une des victimes s’est également fait offrir de l’argent en échange de faveurs.

«La position d’autorité occupée par le délinquant facilite la commission des infractions, lui donne accès aux victimes et les maintient dans le silence», a souligné la présidente du Tribunal en précisant que «bien qu’elles se sentent harcelées», les victimes ne pouvaient mettre un terme à leurs communications avec l’homme puisqu’il était leur supérieur immédiat.

«Elles sont donc contraintes psychologiquement de tolérer ces agissements afin de conserver leur emploi», a-t-elle ajouté.

Au chapitre des facteurs atténuants, la juge a retenu que Pelchat, un homme marié depuis 35 ans, père de deux enfants et grand-père de trois petits-enfants, a plaidé coupable, qu’il avait collaboré à l’enquête policière, qu’il n’avait pas d’antécédent judiciaire et qu’il exprimait des «remords et des regrets sincères».

En plus de la peine d’emprisonnement, le sexagénaire devra respecter une période de probations de trois ans au sortir de prison et être enregistré au registre des délinquants sexuels à perpétuité.