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Des entreprises mises en péril par la réforme de l'immigration

Julie Couture | TVA Nouvelles

Les modifications à la loi sur l'immigration par le gouvernement Legault inquiètent beaucoup de travailleurs étrangers.

La chaîne de restauration Sushi Taxi, qui compte 18 succursales, emploie 21 employés étrangers qui risquent tous de devoir retourner dans leur pays.

Ces travailleurs ont été informés le 1er novembre qu'ils ne seraient pas admissibles au programme d'expérience québécois (PEQ) auquel ils devaient souscrire pour profiter d'un traitement rapide d'un statut permanent.

Le propriétaire de l'entreprise, Emmanuel Thieblin, a indiqué à TVA nouvelles que si le gouvernement ne change pas ses règles, il devra fermer cinq succursales dont celles situées en sur la route de l'Église à Sainte-Foy et sur la rue Cartier à Québec. Par la suite, l'entreprise en entier pourrait fermer ses portes.

La pénurie de main d'œuvre actuelle ne permettra pas de pallier au manque d'employés pour maintenir ses succursales ouvertes.

«Nous vivons actuellement un gros stress et nos employés qui paient des impôts, qui ont des familles et qui font rouler l'économie sont menacés de devoir retourner dans leur pays alors qu'il y a un manque de main d'oeuvre, c'est insensé», a-t-il indiqué.

D'origine Italienne, une des employées de Sushi Taxi, Clémence Pampaloni, s'est fait dire qu'elle devra quitter le Québec l'an prochain car son emploi n'était pas dans la liste de l’emploi en déficit ciblé par le gouvernement Legault.

«On va nous expulser, c'est ce qu'on nous a dit», a-t-elle expliqué.

Au cabinet du ministre de l'Immigration, on indique que d'autres programme sont accessibles pour ces travailleurs étrangers et qu'ils ne seront pas nécessairement expulsés.

Le ministre entend expliquer ces modifications pour calmer les inquiétudes des travailleurs.

Selon le ministère de l'immigration il y avait 13 040 travailleurs étrangers temporaires au Québec en 2017.