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Une éducatrice spécialisée sévit encore en attendant son procès

Jonathan Tremblay | Journal de Montréal

Une éducatrice spécialisée qui attend son procès pour agression sexuelle sur un mineur, alors qu’elle était en position d’autorité, est déjà de retour devant les tribunaux pour des accusations semblables.

Geneviève Rioux, 41 ans, aurait eu de nouvelles fréquentations avec sa présumée victime, un adolescent désormais âgé de 17 ans, qu’on ne peut identifier.

Elle s’est fait arrêter une deuxième fois par la Régie de police du Lac des Deux-Montagnes, sept mois après sa première comparution, en avril dernier.

La technicienne en éducation spécialisée a dû se présenter en cour pour comparaître quant à six autres chefs d’accusation, mardi matin, au palais de justice de Saint-Jérôme. Celle-ci faisait déjà face à trois accusations de nature sexuelle sur le même adolescent.

Selon la dénonciation, ces premiers gestes auraient été commis sur une période de cinq mois, entre août 2018 et janvier dernier, à Saint-Joseph-du-Lac, Sainte-Marthe-sur-le-Lac et Saint-Eustache.

Depuis, elle aurait brisé ses conditions à plus d’une reprise en perpétrant d’autres incitations, attouchements et agressions sexuelles sur ce jeune homme, entre le 15 mai et le 27 septembre, à Saint-Jérôme.

Victime influencée

Rioux aurait également tenté d’influencer le témoignage de sa présumée victime, entravant ainsi le cours de la justice. Il lui était alors interdit de communiquer avec l’adolescent en question.

La femme, qui était à l’époque à l’emploi de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, n’aurait pas fait d’autres victimes dans sa position d’autorité, selon ce que la police avait révélé à la suite de son enquête.

L’accusée a quitté son emploi de manière «concomitante à sa comparution du printemps», nous a-t-on confirmé.

Cette dernière demeurera derrière les barreaux au moins jusqu’à son enquête sur remise en liberté, vendredi.

- avec la collaboration de Christian Plouffe

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