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La lente disparition de PFK à Québec

Jean-Michel Genois Gagnon | Journal de Québec

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

L’aventure de l’enseigne Poulet Frit Kentucky (PFK) dans la région de Québec tire à sa fin. Un seul point de vente est toujours ouvert.

La semaine dernière, les restaurants de Charlesbourg et de Sainte-Foy ont fermé en raison de difficultés financières.

Le manque de personnel aurait aussi influencé cette décision. Une vingtaine de personnes ont été touchées par ces deux fermetures.

Plus tôt cette année, les restaurants de la chaîne situés sur le boulevard l’Ormière, aux Galeries de la Capitale et sur la route du Président-Kennedy, à Lévis, avaient également mis la clé sous la porte.

Aujourd’hui, pour desservir le territoire de Québec et de Lévis, il ne reste qu’un point de vente. Il est situé sur le boulevard Wilfrid-Hamel, à Vanier.

«Nous n’avons aucune indication comme quoi nous allons aussi fermer. Je ne sais toutefois pas ce qui pourrait arriver dans un mois ou deux», a indiqué au Journal un employé. «Nous avons appris les fermetures des deux autres établissements en même temps que les travailleurs», dit-il.

Mercredi, il n’a pas été possible de joindre un responsable chez Olympus Food, gestionnaire de plusieurs établissements PFK, Taco Bell et Pizza Hut.

En 2012, YUM! Canada avait vendu une partie de ses franchises à Hi-Flyer Food qui avait créé par la suite la division Olympus. Depuis janvier, une dizaine de PFK ont été fermés à travers la province.

Pas une surprise

Selon le professeur Yan Cimon à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval, la disparition de PFK dans la région de Québec n’est pas une surprise. La forte compétition dans le domaine du poulet frit serait l’une des raisons pouvant expliquer cette situation.

«Il y a énormément de compétition dans leur segment d’affaires. Il y a plusieurs joueurs au Québec comme Benny&Co, St-Hubert et même Tim Hortons qui offre aujourd’hui des sandwichs au poulet», souligne l’expert en stratégie d'entreprises.

Ce dernier ajoute que PFK n’a pas été en mesure de renouveler et d’adapter son offre assez rapidement au cours des dernières années.

«Nous ne sommes plus dans les années 60 ou 70 où le monde se ruait sur ce produit. Leur recette est demeurée plus classique. De nos jours, les gens veulent autre chose», avance M. Cimon, estimant que l’offre abondante de restaurants à Québec a aussi probablement eu un impact.

Dans la région de Québec, Taco Bell n’a déjà plus de point de vente. Quant à Pizza Hut, il ne reste qu’un comptoir et il est à Vanier.