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Le réseau routier vulnérable à l'érosion

Simon Gamache-Fortin | TVA Nouvelles

Le réseau routier du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie est de plus en plus vulnérable à l'érosion côtière, particulièrement en automne. Le ministère des Transports (MTQ) augmente pour ce faire sa surveillance à cette période de l'année et dans des journées venteuses comme celle de mercredi.

Plus de 170 kilomètres de route sont vulnérables à l'érosion dans ces deux régions. En ce qui concerne la submersion côtière, 110 kilomètres de différents tronçons sont à risque.

Le MTQ a d'ailleurs réalisé beaucoup d'interventions pour protéger son réseau dans les dernières années. Cet été, des travaux de remblai de plage ont été réalisés dans le secteur de Saint-Ulric, près de Matane, par exemple.

Plus de 200 millions $ ont été investis depuis 2008 par le MTQ pour des travaux touchant à l'érosion et à la submersion côtières.

Une attention particulière est portée aux secteurs où des travaux ont été effectués en raison de dommages à la route.

«On parle de secteurs entre Sainte-Luce et Sainte-Flavie. Pour ce qui est de la Gaspésie, on est plus entre Sainte-Anne-des-Monts et Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine. Lorsqu’on a des données et de l’information qui laissent croire qu’on pourrait avoir des vents comme aujourd’hui, bien là, il y a une surveillance qui est accrue pour s’assurer ce qui a été mis en place et réparé va tenir», a expliqué Sophie Gaudreault, porte-parole du MTQ.

Les municipalités surveillent

Des municipalités, comme Sainte-Luce, accentuent leur surveillance en fonction des prévisions météorologiques.

«L’équipe aux travaux publics, les pompiers également qui sont mobilisés dans ce temps-là. Ils patrouillent lors des marées hautes quelques fois par jour pour s’assurer de la sécurité de nos infrastructures et des citoyens, bien sûr. Pour ce qui est de la route, il y a des portions de route qui sont directement sur la mer. On a des enrochements qui protègent. Ici, sur la promenade, on a la recharge de plages suite aux grandes marées de 2010», a souligné Maïté Blanchette Vézina, mairesse de Sainte-Luce.