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Le SPVM reprendrait des armes à feu en échange d’argent

Elsa Iskander | 24 Heures

 - Agence QMI

Le parti d’opposition Ensemble Montréal propose de mettre en place un programme de rachat volontaire d’armes à feu sur son territoire.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) reprendrait ainsi les armes, sans poser de questions, puis remettrait une somme d’argent à l’ancien propriétaire, qui pourrait conserver son anonymat.

Le nombre d’armes de poing au Canada a augmenté de façon fulgurante depuis 2012, passant de 465 000 en 2012 à 935 000 actuellement, selon Statistique Canada, et elles sont à l’origine de près d’un quart des homicides au pays.

Le gouvernement fédéral, qui souhaite interdire les armes d’assauts, ne devrait pas refiler aux villes la responsabilité de bannir les armes de poing, comme des pistolets, soutient aussi Ensemble Montréal.

Cette responsabilité incombe plutôt à Ottawa, a avancé Lionel Perez, chef du parti, ajoutant qu’une application uniforme à travers les municipalités serait plus efficace.

Ensemble Montréal demande à l’administration Plante de faire pression sur le gouvernent canadien en ce sens.

Cesser immédiatement l’importation et la fabrication d’armes de poing au Canada est aussi une demande émise par M. Perez mercredi, lors d’une conférence de presse durant laquelle il était accompagné de proches des victimes de la tuerie de Polytechnique du 6 décembre 1989.