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Une école secondaire déclare la guerre au vapotage

Catherine Bouchard | Le Journal de Québec

PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

L’école secondaire De Rochebelle serre la vis aux jeunes vapoteurs qui risquent des sanctions disciplinaires plus sévères, allant jusqu’à la suspension à l’interne, s’ils sont surpris avec leur cigarette électronique sur le site de l’école.

La direction de l’école située dans le secteur Sainte-Foy, à Québec, a avisé les parents de cette nouvelle mesure dans un communiqué transmis vendredi dernier.

Le code de vie de l’école stipule que l’utilisation de la vapoteuse est interdite non seulement à l’intérieur de l’école, mais aussi sur les terrains extérieurs.

La direction va plus loin en interdisant également d’avoir le dispositif en sa possession à l’école, même s’il n’est pas utilisé.

Le non-respect des règlements peut entraîner une retenue ou une étape de comportement assortie d’une suspension à l’interne.

L’étape de comportement consiste à informer de la situation les parents de l’élève concerné. Le dispositif de vapotage sera également confisqué. Les parents devront venir le récupérer à l’école.

2 % des jeunes de l’école vapotent

La direction justifie ce resserrement alors que le fléau est en progression.

De nouveaux types de vapoteuses qui dégagent moins d’odeur et beaucoup moins de fumée sont très prisés par les jeunes.

La direction précise dans sa note aux parents que selon une étude réalisée l’an dernier, 2 % de ses élèves utilisent ce type de dispositif quotidiennement.

«La direction a constaté une hausse de l’utilisation de la vapoteuse, dont le genre de dispositif que les jeunes appellent “doseuses”, qui sont plus faciles à camoufler. Par souci de prévention, ils ont décidé de resserrer les mesures d’encadrement», indique Marie-Ève Malouin, conseillère en communication de la Commission scolaire des Découvreurs.

Rencontrés par Le Journal mardi matin, des élèves ont indiqué comprendre la direction.

«Ç’a dégénéré, il y avait des gens qui vapotaient dans l’école», a confié Cloé, qui fait l’usage de la vapoteuse.

«C’est normal qu’il y ait des endroits où l’on a le droit de le faire, et d’autres pas. Les lieux de l’établissement scolaire, ce n’est pas la place», ajoute la jeune femme.

Mina, une autre étudiante, ne croit pas toutefois que ce resserrement empêchera les jeunes de vapoter.

«Que l’on me dise de vapoter ici ou là-bas, ça ne va rien changer, je vais continuer, lance-t-elle. L’école est sur notre dos, on est conscient des risques. Ce n’est pas la meilleure décision, mais c’est la nôtre et elle devrait respecter ça.»

Des risques

Les risques liés au vapotage sont de plus en plus médiatisés alors qu’un deuxième cas de maladie pulmonaire grave a été déclaré, au Québec, en octobre dernier. Le premier a été signalé un peu plus tôt, en septembre.

Des règles plus sévères

-L’école interdit aux élèves d’avoir en leur possession un dispositif de vapotage, même s’il n’est pas utilisé

-Les élèves surpris à vapoter auront une sanction disciplinaire : soit une retenue, soit une étape de comportement (signalement aux parents) assortie d’une suspension à l’interne (l’élève devra passer du temps à l’école lors d’une journée pédagogique, ou il devra faire un travail de réflexion en lien avec le vapotage)

-Confiscation immédiate du dispositif de vapotage