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EDC pourra récupérer l’avion de Bombardier vendu à une famille sud-africaine controversée

Agence QMI

PHOTO COURTOISIE, BOMBARDIER PAUL BOW

Exportation et développement Canada (EDC) a annoncé jeudi la fin de son litige avec une entreprise sud-africaine appartenant à une famille controversée concernant la vente d’un luxueux avion de Bombardier que l’organisme fédéral pourra ainsi récupérer.

EDC avait reconnu en août dernier avoir commis une erreur en prêtant 41 millions $ US en 2015 à Westdawn Investments, une entreprise sud-africaine appartenant à des membres de la famille Gupta qui est au cœur d’allégations de corruption et d’ingérence politique durant le règne du président d’Afrique du Sud Jacob Zuma. Ce prêt visait à favoriser la vente d’un avion de luxe de Bombardier, un Global 6000, à cette compagnie.

EDC avait mis fin au prêt en décembre 2017, soutenant que les Gupta étaient en défaut de paiement et elle tentait depuis de récupérer l’aéronef qui est cloué au sol à ses frais en Afrique du Sud.

«Le règlement de ce litige est un grand pas vers la conclusion de ce dossier. Plus important encore, il simplifiera considérablement pour nous le processus de vente de l'aéronef», a précisé Carl Burlock, vice-président directeur et chef de la direction des affaires commerciales d'EDC, par communiqué, jeudi.

Lors du jugement rendu en mars 2018 par la justice sud-africaine ordonnant que l’avion vendu aux Gupta reste au sol, environ 27 millions $ US restaient à être remboursés concernant le prêt consenti par EDC. L’avion était depuis resté en Afrique du Sud en attendant que le conflit devant les tribunaux entre EDC et Westdawn Investments soit réglé.

L’affaire a fait mal paraître EDC et Bombardier. Selon le «Globe and Mail», les Gupta ont obtenu des conditions d’achat avantageuses pour le Global 6000, en retour de quoi ils auraient usé de leur influence pour permettre à Bombardier de décrocher un contrat de 1,2 milliard $ US de Transnet, une société ferroviaire sud-africaine à laquelle EDC a octroyé un prêt de 450 millions $ US. Bombardier et EDC nient toute malversation dans le cadre de cette transaction.

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