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Joggeuse sauvagement attaquée: «Il connaissait la dangerosité de ses chiens»

Jean-Philippe Daoust et Agence QMI

Dominique Alain, la joggeuse qui a été sauvagement attaquée par trois chiens à Potton au printemps dernier, tient le propriétaire des animaux personnellement responsable du drame qui lui est arrivé.   

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La victime a soutenu jeudi, à QUB radio, qu’Alan Barnes, accusé hier de négligence criminelle, «connaissait la dangerosité de ses chiens» et que ces derniers «avaient déjà attaqué auparavant».   

Selon elle, «un chien qui a déjà attaqué» et «qui a infligé des blessures» devrait être euthanasié. «On ne les veut pas au Québec», a-t-elle insisté.   

«Un chien qui a fait ce qui m’est arrivé [...], c’est un chien qui ne doit pas avoir de deuxième chance au Québec. Je ne comprends pas quelle évaluation a besoin d’être faite.»   

ÉCOUTEZ l'entrevue de Dominique Alain à Dutrizac sur QUB radio:   

 En mars dernier, la femme de 55 ans a été sauvagement attaquée par trois chiens alors qu’elle faisait du jogging dans la municipalité de Potton.   

Si elle assure avoir pris du mieux, Mme Alain, qui doit vivre avec des séquelles, a l’impression de s’être fait enlever sa qualité de vie. «Je n’ai plus de triceps sur mon bras gauche, alors je ne peux plus lever mon bras», a-t-elle expliqué.   

Le droit de se sentir protégée   

En entrevue avec Benoit Dutrizac, Mme Alain a également interpellé la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault pour que soient resserrées les règles pour encadrer les chiens dangereux.   

«C’est vraiment une question de protection du public, a-t-elle plaidé. On a le droit de se sentir protégé au Québec.»   

«Ça peut arriver à tout le monde, a par ailleurs insisté Mme Alain. Ce qui m’est arrivé, je n’aime pas le dire, mais malheureusement, ça pourrait arriver à Mme Guilbault.»