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La minière québécoise Semafo suspend ses activités à la mine Boungou

TVA Nouvelles et Agence France-Presse

La société minière Semafo a annoncé «la suspension des opérations» à sa mine de Boungou «par respect pour les victimes et leurs proches».

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«Nous sommes dévastés par cette attaque sans précédent», a déclaré Benoit Desormeaux, PDG de la Semafo, dans un communiqué.

La mine de Boungou est «la pierre angulaire» de la Semafo, qui en tire l'essentiel de sa production, selon M. Desormeaux. Au troisième trimestre, la Semafo, également présente en Côte d'Ivoire, a produit un total de 68 000 onces d'or, dont 55 600 onces ont été extraites de sa mine de Boungou, en exploitation depuis septembre 2018. Elle exploite une deuxième mine au Burkina, à Mana, dans l'ouest du pays.

Des attaques meurtrières avaient déjà visé des convois de personnels de cette mine et leurs escortes en août et décembre 2018, faisant 11 morts au total. Depuis août 2018, tous les expatriés travaillant sur le site sont transportés par hélicoptère à partir de la capitale, Ouagadougou.

L'État burkinabè avait demandé cette année aux compagnies minières de prendre des dispositions spéciales pour le déplacement de ses employés, selon des sources proches des miniers.

Depuis 2015, le Burkina Faso connaît une spirale de violences attribuées à des groupes jihadistes. Au total, les attaques ont fait près de 700 morts, selon un comptage de l'AFP, et environ 500 000 déplacés internes et réfugiés, selon l'ONU.

Sous-équipées et mal entraînées, l'armée, la police et la gendarmerie de ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest sont incapables d'enrayer les attaques jihadistes, qui se sont intensifiées en 2019 jusqu'à devenir quasi quotidiennes.

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