/news/techno

Les centres d’appels d’urgence en processus de modernisation

Pierre-Antoine Gosselin | TVA Nouvelles

Les centres d’appels d’urgence s’adaptent aux nouvelles technologies et dès janvier 2021, il sera possible pour les citoyens d’envoyer des vidéos et photos au service 911.

«Aussitôt qu'un message est écrit, les employés verront le message. Pas seulement dès la réception, mais au fur et à mesure que les lettres seront tapées», explique Calin Foale, gestionnaire de compte chez Emergensys, une compagnie dédiée à l'industrie de la sécurité publique.

«C'est important pour le maintient de la sécurité de la population», ajoute Carole Raîche de l'Association des Centres d'urgence du Québec.

L'Association se prépare également à permettre l'envoi de photos et de vidéos.

«Il faut savoir que ça va arriver graduellement. D'abord les textos à partir de 2021, puis les photos et vidéos lors d'une étape ultérieure» conclut Mme Raîche.

S'il n'y a pas d'échéancier de fixé pour les photos et vidéos, c'est que les standards n'ont pas été établis et qu'ils doivent être approuvés par le CRTC. Il n'en demeure pas moins que ce sera tout un défi pour les fournisseurs d'intégrer cette nouvelle technologie.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) devra d’abord établir et approuver les standards du service des photos et vidéos, ce qui explique pourquoi aucun échéancier n’a été fixé pour l’instant.

«Un défi technologique et humain»

«Les premiers répondants vont vouloir cette information-là», croit Diane Pelletier de la Coalition canadienne 911 prochaine génération.

D'ici 2023, tout le réseau de téléphonie des centrales 911 sera modifié, selon Mme Pelletier.

«C'est un remplacement total. Peut-être pas toute la technologie mais il y a des points d'interconnexion à travers le nouveau réseautage qui vont apporter des réflexions et des grosses décisions à prendre,» conclut-elle.

Le travail de modernisation ne fait que commencer et les intervenants du milieu devront faire face à de nombreuses préoccupations. Les Villes auront également leur mot à dire.

«Ça aura un impact sur les centrales, sur les municipalités, les budgets et la gouvernance. Il y aura des enjeux juridiques qu'il faudra adresser», conclut Carole Raîche.

L'Association des Centre d'appels du Québec n'a pas souhaité donner une estimation du coût d'un tel projet.