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Les cliniques d’obésité infantile lancent un cri du cœur à Québec

TVA Nouvelles et Agence QMI

Ce sont 162 familles et leur pédiatre qui lancent un appel au gouvernement Legault afin qu'il soutienne les cliniques contre l'obésité infantile.

Au Québec, il y en a seulement trois, dont une au Saguenay, une à Québec et une autre à Montréal. Cette dernière risque de devoir fermer ses portes. Elle est présentement tenue à bout à bout de bras grâce à des dons annuels de 150 000$.

«On tient vraiment à ce que la clinique ici reste ouverte parce que c’est le seul endroit qui aide notre fille avec son poids et toutes les maladies qui pourraient s’en suivre, plaide Valérie Morison, la mère de la petite Allie, 6 ans, qui souffre d’obésité. C’est indispensable que ces enfants-là soient pris en charge et reçoivent l’aide qu’ils méritent.»

«Sans cette clinique-là, on ne sait pas vers où on peut se tourner, où on peut aller», ajoute son père, Aldo Ouellette.

Selon la Dre Julie Saint-Pierre, directrice de la Clinique 180 de Montréal, l’établissement risque de fermer ses portes d’ici un an, faute de financement.

«Pour à peine 5 M$, les pédiatres seraient en mesure de s’établir dans 10 à 12 endroits pour desservir le Québec», explique-t-elle.

Dre Saint-Pierre a même accepté de couper son salaire de moitié pour continuer à soutenir les familles.

Dans la province, 10% des enfants souffrent d’obésité tandis que 30% souffrent d’embonpoint.

Appui important

Cette sortie est appuyée par l'Association des pédiatres du Québec qui «supporte sans réserve l'approche de la Clinique 180, qui reçoit et accompagne la famille sur une base régulière pour traiter l'obésité infantile», selon son président Marc Lebel, par communiqué.

La Coalition Poids veut aussi que le gouvernement du Québec délie les cordons de sa bourse pour ces cliniques préoccupées par l'obésité infantile.

«Il faut constamment lutter contre l'omniprésence de malbouffe, l'influence des publicités, les fausses allégations santé sur les aliments, le manque d'accès aux aliments sains ou aux infrastructures de transport actif, etc. Pour la Coalition Poids, le gouvernement a le devoir d'investir pour transformer nos milieux de vie nuisibles à la santé afin de faciliter les choix sains pour tous les Québécois. Parallèlement, il se doit aussi d'offrir des services qui répondent aux besoins des familles, qui souhaitent être accompagnées pour modifier leur mode de vie», a déclaré Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.

Dans la province, 10% des enfants souffrent d'obésité tandis que 30% souffrent d'embonpoint.

Pour sa part, le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, affirme avoir déjà fait un premier pas.

«Dans le programme Agir tôt, j'ai insisté pour que dans chaque région on puisse inclure des nutritionistes qui ne sont pas actuellement disponible en première ligne», dit-il.

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