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Les groupes djihadistes veulent déstabiliser le pays

TVA Nouvelles et Agence France-Presse

Au moins 37 employés de la société minière canadienne SEMAFO sont morts dans l’attaque d’un convoi militaire au Burkina Faso, à l’heure où des groupes djihadistes tentent de déstabiliser le pays par tous les moyens possibles, dit un journaliste sur place.

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«Les terroristes cherchent à faire du mal et saisissent toutes les opportunités pour affaiblir le système sécuritaire, économique, politique et social du pays», explique Charles Bako, journaliste au Burkina Faso.

Ils emploient différentes stratégies, dont la fabrication d’explosifs pour pouvoir attaquer les convois militaires, précise-t-il

Dans ce cas-ci, l’attaque visait un convoi de cinq autobus. Des employés et des fonctionnaires de l’entreprise seraient parmi les victimes. Les terroristes, dans une offensive minutieusement planifiée, ont fait exploser un engin explosif sous le véhicule en tête du convoi, avant de cribler de balle les autres autobus.

Les groupes djihadistes tentent d’«affecter la psychologie de la population» en effectuant une série d’attaques ciblées, dit le journaliste. «Actuellement, la faiblesse du système de sécurité nationale est mise à nue».

Pire attaque en 5 ans

Le Burkina Faso est pris depuis près de cinq ans dans une spirale de violences attribuées à des mouvements djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe armé État islamique.

Depuis le début de l'année 2015, les attaques djihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l'est du pays, ont fait près de 700 morts selon un décompte de l'AFP et environ 500 000 déplacés internes et réfugiés, selon l'ONU.

L'attaque de mercredi est la plus meurtrière à être survenue au Burkina Faso depuis cinq ans. En 2016, un attentat visant un restaurant de la capitale Ouagadougou avait fait 30 morts, dont six Québécois.

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