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Les risques du taxi aérien au Canada toujours élevés

Agence QMI

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Les risques associés aux activités de taxi aérien au Canada continuent d’être élevés surtout si l’on compare à l'aviation commerciale, estime le Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada qui recommande une meilleure collaboration entre exploitants, clients et Transports Canada.

Dans un rapport dévoilé jeudi, le BST explique que ce secteur «essentiel de l'aviation canadienne» continue de connaître plus d'accidents, causant plus de pertes de vie, que tous les autres secteurs de l'aviation commerciale au Canada combinés.

Les activités de taxi aérien au pays comprennent les avions (à l'exception des avions à réaction) et les hélicoptères transportant moins de 10 passagers. Ils sont importants parce qu’ils permettent de desservir des régions éloignées dotées de moins d'infrastructures aéroportuaires et où l'accès aux informations météorologiques est notamment restreint.

«C'est justement ce contexte d'exploitation unique – la diversité des opérations et des environnements – qui expose les compagnies de taxi aérien à des risques très différents », a fait savoir la présidente du BST, Kathy Fox. Elle a précisé les deux facteurs de risque sous-jacents: l'acceptation de pratiques non sécuritaires et la gestion inadéquate des dangers opérationnels.

L’organisme fédéral indépendant propose des recommandations qui vont permettre d’améliorer la sécurité. Entre autres, il recommande que les exploitants, leurs clients et Transports Canada collaborent mieux pour réduire et même éliminer les pratiques non sécuritaires.

Le BST recommande aussi que le ministère comble les failles de sécurité cernées dans la réglementation et exige que tous les exploitants commerciaux rassemblent les données sur les heures de vol et les mouvements d'aéronefs par type d'activité, et ce, afin de mesurer l'efficacité des mesures d'atténuation des risques.