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L'ONU appelle encore une fois à la levée de l'embargo américain contre Cuba

Agence France-Presse

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L'Assemblée générale de l'ONU a adopté jeudi à une très vaste majorité, comme chaque année depuis 1991, une résolution non contraignante appelant les États-Unis à lever leur embargo économique et financier contre Cuba.

Seuls trois pays ont voté contre la résolution approuvée par 187 nations: les États-Unis, Israël et, pour la première fois, le Brésil.

Deux pays se sont abstenus: l'Ukraine et, également pour la première fois, la Colombie, proche allié de Washington.

Le Brésil a justifié son revirement sur la question de l'embargo cubain par la lutte selon lui nécessaire contre le communisme. Le pays est actuellement dirigé par le président Jair Bolsonaro qui affiche un pro-américanisme très marqué, tranchant avec la tradition diplomatique brésilienne.

«L'influence qu'exerce Cuba sur les pays en développement dans le système onusien est une honte et doit être supprimée», a déclaré le chef de la diplomatie brésilienne, Ernesto Araujo.

La Colombie a de son côté justifié son abstention par «l'attitude hostile de Cuba» à l'encontre de la Colombie, notamment «l'accueil de terroristes colombiens sur le territoire cubain», ainsi que «l'appui actif au régime tyrannique et dictatorial du (président vénézuélien) Nicolas Maduro, qui représente une menace pour la sécurité nationale et régionale».

En 2016, Washington s'était abstenu pour la première fois en un quart de siècle, après le rapprochement historique opéré par l'ex-président démocrate Barack Obama avec La Havane.

Mais les relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba se sont nettement refroidies depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

L'embargo économique et financier américain pèse sur Cuba depuis 1959.