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90 jours de prison pour une agression au chalet

Michaël Nguyen

Un résident de Salaberry-de-Valleyfield qui a agressé sexuellement une ado lors d’une soirée dans un chalet devra purger 90 jours de prison même s’il continue de clamer que c’est elle qui lui faisait des avances.

« Le verdict n’est aucunement déraisonnable », a tranché la Cour d’appel cette semaine, en confirmant la condamnation de Michel St-Denis.

À l’époque, l’homme de 53 ans avait organisé en 2012 une soirée au restaurant avec ses employés. L’une d’elles avait invité une amie de 16 ans, qui avait fait les frais de commentaires déplacés de St-Denis quand elle avait renversé un verre d’eau sur elle.

« [Il a dit] qu’ils n’étaient pas dans un “concours de wet t-shirt” et lui a fait le pari qu’il réussira à lui faire enlever sa camisole avant 22 heures », peut-on lire dans la décision d’appel.

Par la suite, le groupe a pris un verre dans un bar. Et comme une employée voulait acheter une robe « sexy », St-Denis les a amenés dans un sex-shop.

« La plaignante était inconfortable d’y entrer en raison de son âge », poursuivent les juges, qui expliquent que tous se sont ensuite rendus au bar, où la victime leur a confié avoir 16 ans.

Ils ont toutefois pu consommer de l’alcool, jusqu’à ce qu’un ami de St-Denis, Rossano Rozon, propose au groupe de se rendre à son chalet.

Réticente, la victime a toutefois accepté d’y aller, sur l’insistance de son amie.

Profitant d’un moment où ils étaient seuls sur une balançoire, St-Denis a alors attrapé les seins de sa victime à plusieurs reprises. Stressée, l’ado a prétexté qu’elle ne se sentait pas bien afin d’aller se coucher.

Une fois au chalet

Sauf que St-Denis l’a suivie jusque dans le lit, où il a commencé à la caresser.

« Elle lui demande gentiment d’arrêter, elle tente de le raisonner, mais il fait la sourde oreille », note la Cour d’appel en expliquant que St-Denis a mis sa main dans la culotte de l’ado.

Lors du procès, St-Denis s’est placé en victime, assurant que c’était lui qui avait tenté de rejeter les avances de l’ado.

Mais ses contradictions et ses changements de version en plein témoignage ont fait en sorte que la Cour ne lui a pas accordé de crédibilité, contrairement à celle de la victime qui était entre autres corroborée par des messages textes et une témoin.

Débouté sur toute la ligne en appel, St-Denis, qui était en liberté sous caution, commencera à purger 45 fins de semaine en prison à partir du 16 novembre.