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Combien gagne le nouveau patron de l’UPAC?

Alexandre Robillard | Le Journal de Montréal

Récemment confirmé dans ses fonctions de commissaire à la lutte contre la corruption, Frédérick Gaudreau gagnera moins que son prédécesseur, Robert Lafrenière, indiquent des documents du gouvernement.

Le décret fixant la rémunération de M. Gaudreau, publié cette semaine, révèle qu’il recevra 183 644 $ par année pour diriger l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Ces conditions sont en vigueur depuis la date d’embauche officielle de M. Gaudreau, le 8 octobre dernier.

Confirmé officiellement dans ses fonctions par un vote de l’Assemblée nationale, il occupait déjà le poste de patron de l’UPAC par intérim depuis le départ de M. Lafrenière, il y a un an.

Le gouvernement a obtenu l’appui des partis de l’opposition en faveur de M. Gaudreau, au terme d’un nouveau processus de sélection qui prévoit maintenant l’appui des élus.

Selon le décret de M. Gaudreau, son salaire correspond à l’échelon salarial de niveau 8, soit un niveau inférieur à celui de M. Lafrenière.

Les documents gouvernementaux ne précisent toutefois pas les raisons pour lesquelles le salaire de M. Gaudreau est inférieur à celui de son prédécesseur.

Le dernier décret salarial de M. Lafrenière, publié en 2016, indiquait qu’il avait été classé au niveau 9, ce qui lui valait alors une rémunération de 210 976 $ cette année-là.

Suivant les hausses salariales prévues par la suite, la rémunération de M. Lafrenière devait être tout près de 220 000 $ au moment de son départ.

Retraite

Le décret de M. Lafrenière prévoyait toutefois que son salaire soit amputé puisqu’il recevait également une rente de retraite pour ses années dans le secteur public. En plus d’avoir été cadre à la Sûreté du Québec, M. Lafrenière a ensuite occupé des postes dans la haute fonction publique, dont celui de sous-ministre, avant de diriger l’UPAC.

Son décret publié en 2016 n’indiquait pas de quel montant son salaire de commissaire de l’UPAC était réduit.

Les nouvelles conditions accordées à M. Gaudreau constituent tout de même une progression pour lui.

Nommé commissaire associé à l’UPAC en 2018, il avait alors obtenu un salaire de 146 596 $, soit ce qui était prévu pour un cadre de niveau 6.

Les règles de rémunération prévoyaient toutefois qu’il bénéficie d’une allocation supplémentaire pendant la période où il a assuré l’intérim.

– Avec la collaboration de Marie Christine Trottier