/news/politics

Conclusion de l’enquête Justesse: Québec songe à un recours civil

Vincent Larin | Agence QMI

Le gouvernement du Québec songe à une poursuite civile pour récupérer les sommes qui lui auraient été dérobées après l’annonce de la conclusion de l’enquête Justesse de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) sans accusations.

À LIRE ÉGALEMENT

Aucune accusation portée contre les collecteurs de fonds libéraux

Les raisons derrière l'abandon de l'enquête «Justesse» par l'UPAC

«Comme tous, je suis surprise de la décision annoncée par l’UPAC. Ce n'est pas le dénouement souhaité», a indiqué la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, dans un tweet publié vendredi.

«Cela étant dit, il s'agit d'une décision prise en toute indépendance et les raisons leur appartiennent. Avec la SQI (Société québécoise des infrastructures), nous évaluerons les options, dont un recours au civil», a-t-elle aussi indiqué.L’UPAC a annoncé vendredi matin qu’elle fermait le dossier Justesse, une enquête sur des collecteurs de fonds libéraux soupçonnés d’avoir trempé dans une fraude à la Société immobilière du Québec (SIQ).Les élus de l’opposition à l’Assemblée nationale ont affiché leur déception face à cette conclusion.

Tout en affirmant qu’il ne «doute pas qu’on s’est fait voler», le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, a salué le fait que l’UPAC annonce publiquement la fin de son enquête.

«J’accepte que [l’UPAC] limite ses commentaires, mais je suis déçu», a-t-il indiqué.

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a quant à lui remis en question la capacité de l’UPAC de conclure ses enquêtes par le dépôt d’accusation.

«Beaucoup de Québécois se posent la question: quand est-ce qu'au Québec on va être capable de mettre en prison ou, du moins, de mettre une tape sur les doigts des gens qui ont floué le système pendant des années», a-t-il déclaré à TVA Nouvelles.

Le député libéral Saul Polo s’est réjoui quant à lui de l’aboutissement de l’enquête tout en refusant de se prononcer sur ses conclusions.

«La bonne nouvelle, c’est que le sujet de justice suit son cours et le système de justice est arrivé à une conclusion», a-t-il expliqué, en ajoutant avoir «confiance» envers l’UPAC.