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«Lettre d’un député inquiet à un premier ministre qui devrait l’être»

Patrick Bellerose | Le Journal de Montréal

Gabriel Nadeau-Dubois craint la montée de gouvernements autoritaires si les démocraties occidentales ne s’attaquent pas à la crise climatique.  

Tout comme des sociétés européennes ont sombré dans le fascisme après la crise économique des années 1930, les dérèglements climatiques pourraient pousser des citoyens à appuyer un leader autocrate.  

«Il y a un réel risque, si la démocratie échoue à régler le problème des changements climatiques, que dans un certain temps les citoyens et citoyennes qui ont peur pour leur survie se mettent à se tourner vers des options autoritaires», affirme Gabriel Nadeau-Dubois, en entrevue pour promouvoir son livre à paraître Lettre d’un député inquiet à un premier ministre qui devrait l’être.  

Le député de Québec solidaire insiste, il faut éviter ce scénario «à tout prix». Pour lui, la solution passe par la démocratie. 

Des élus perdent espoir  

Déjà, des élus progressistes ont perdu espoir de changer les choses de l’intérieur, souligne M. Nadeau-Dubois. En France, le ministre de l’Environnement, Nicolas Hulot, a claqué la porte, devant l’inaction de son gouvernement.  

À Montréal, le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, a démissionné en raison de la tiédeur des mesures mises en place par Projet Montréal. M. Ferrandez a d’ailleurs déclaré qu’il pourrait revenir un jour, à titre de «leader du style autoritaire progressiste».