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Ottawa condamne l’attaque meurtrière au Burkina Faso

Agence QMI

PHOTO TIRÉE DU SITE INTERNET DE SEMAFO

Le gouvernement canadien condamne l’attaque contre des travailleurs d’une compagnie aurifère québécoise qui a fait 38 morts au Burkina Faso, mercredi.

La position canadienne a été exprimée par communiqué vendredi par la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr, et la ministre du Développement international, Maryam Monsef.

«Le Canada condamne fermement l’attaque», ont indiqué les trois ministres.

«Nous offrons nos plus sincères condoléances aux familles et aux êtres chers des victimes, et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés, peut-on lire dans leur communiqué. Nous n’avons pas de rapport concernant des citoyens canadiens touchés par cette attaque.»

Toutes les victimes sont des Burkinabés, a rapporté l'AFP, jeudi.

L’attentat a eu lieu en matinée mercredi à environ 40 km de la mine d’or de Boungou, dans l’est du pays, contre un convoi de cinq véhicules transportant des travailleurs. La mine est exploitée par la société montréalaise Semafo.

Jeudi, au lendemain de l’attaque, le gouvernement du Burkina Faso a décrété un deuil national de trois jours. L’événement constitue l'attaque «terroriste» la plus meurtrière qu'a connue le Burkina Faso depuis que des groupes terroristes armés y multiplient les attentats et les enlèvements.

Ce n’est pas la première fois que des convois de travailleurs de la mine de Semafo sont victimes de ce genre d’attaque. Des événements semblables, mais beaucoup moins meurtriers, ont eu lieu en février dernier ainsi qu’en 2018 contre des travailleurs de Semafo au Burkina Faso. L’entreprise y exploite deux mines d’or, soit celle de Boungou et celle de Mana.

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