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Tarifs de transport en commun: scénario final en juin

Dominique Cambron-Goulet | Journal de Montréal

Joël Lemay / Agence QMI

Le scénario final de simplification des tarifs de transport en commun dans la métropole devrait être connu en juin, soit six mois plus tard que prévu.  

Vendredi, notre Bureau d’enquête dévoilait les deux scénarios jugés les plus favorables par l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), pour la refonte des tarifs de transport.

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Dans les deux, la région métropolitaine se trouve séparée en trois zones de tarifs au lieu de huit et de nouvelles passes mensuelles permettant de prendre le REM, le métro, l’autobus et le train, sont instaurées.  

L’organisme devait au départ statuer sur un scénario final en décembre.  

Toutefois, le directeur de la planification du transport et de la mobilité de l’ARTM, Daniel Bergeron, a indiqué auJournal que le conseil d’administration avait décidé «de se donner plus de temps» pour tenir des consultations auprès des élus des villes de la région et le public.  

La décision devrait donc plutôt être prise en juin prochain.  

«Le scénario de trois zones avec Montréal en zone 1, Laval et Longueuil en zone 2 et les couronnes en zone 3, apparaissait naturel, indique M. Bergeron. Un découpage un peu différent pourrait émerger des consultations.»  

L’accès obligatoire à tous les modes (métro, autobus, REM et train de banlieue) ou seulement une partie des modes sera aussi sur la table. «Un prix pour l’autobus seulement, ça ressort un peu de nos travaux. On veut évaluer ce type d’option en grande consultation», explique le directeur.  

Chose sûre le REM n’aura pas son tarif à lui seul : «ça va être entièrement intégré», confirme M. Bergeron.  

Montréal séparée en deux ?

Dans les documents obtenus par notre Bureau d’enquête, un des scénarios jugés «favorables» ferait que les habitants des extrémités Est et Ouest de l’île de Montréal paieraient plus cher que ceux des quartiers centraux.  

«Dans la consultation, ça se peut qu’on le soumette, même s’il y a peu d’attraction», affirme Daniel Bergeron, qui confirme que séparer le territoire de la Société de transport de Montréal (STM) serait un «inconvénient».  

La ministre de la métropole et déléguée aux transports, Chantal Rouleau, qui est aussi députée de Pointe-aux-Trembles, n’a pas voulu commenter les divers scénarios, dont celui qui ferait grimper le prix du transport pour les résidents de sa circonscription.  

«Rien ne m’a été présenté, donc je ne peux pas vous en parler. Mais il n’y a rien d’arrêté donc on ne peut pas tabler sur aucun de ces scénarios à l’heure actuelle», a-t-elle mentionné.

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